Tazmalt : L'environnement en pâtit à chaque campagne oléicole – La pollution à la margine, un problème récurrent !

La pollution de l’environnement à la margine revient à chaque campagne de cueillette des olives. En effet, les différentes huileries qui tournent, ces jours-ci, à plein régime dans la commune de Tazmalt génèrent des déchets solides et liquides, qui finissent malheureusement dans la nature. Il n’y a qu’à constater l’état dans lequel se trouve l’Oued Sahel, qui traverse cette commune. Ce cours d’eau, presque pérenne à longueur d’année, se trouve depuis des semaines teinté en couleurs brunâtre, signe de la pollution à la margine. Ce déchet très acide, au demeurant, constitue un danger éminent pour la faune et la flore, cela sans évoquer le risque de son infiltration de la nappe phréatique, car elle est toxique! Pour en savoir un peu plus à ce sujet, nous avons pris attache avec le service de l’environnement de l’APC de Tazmalt, où notre source confirme la pollution de l’environnement immédiat de l’Oued Sahel par les déchets dégagés par les 19 huileries que compte la commune de Tazmalt. Néanmoins, les chargés de ce service veillent au grain en tentant de minimiser les conséquences de cette pollution par le truchement des inspections dans ces unités. « Cela fait deux semaines que le service de l’environnement inspecte les huileries situées dans la commune. Nous avons visité une dizaine pour le moment, et nous pouvons vous confirmer que toutes ces presses sont plus ou moins conformes, c’est à dire elles possèdent toutes des bassins de décantation compartimentés pour la purification des eaux chargées de margine », nous dit-on au niveau dudit service. Mais alors, si toutes les huileries sont dotées de ces bassins, d’où vient alors la couleur sombre des eaux de l’Oued Sahel? « Il y a malheureusement quelques huileries qui n’ont pas aménagés des bassins en bétons. Au lieu de cela, ce sont des bassins métalliques qui sont installés. Ceux-ci finissent par s’éroder sous l’effet de l’acidité de la margine, d’où s’échappe celle-ci. Et puis, même avec des bassins de décantation, la margine n’est pas débarrassée à 100 %. Il faut vraiment la réalisation d’une station d’épuration, c’est la seule solution pour purifier les eaux des rivières « , préconise notre source. La station d’épuration des eaux usées de l’Oued Sahel, voilà un projet qui « somnole » depuis plus de 10 ans dans les tiroirs de l’administration, sans pour autant voir le jour. Mais, est-ilraisonnable d’incriminer uniquement les huileries dans la pollution de l’environnement? La réponse est non! Puisque les stations de lavage, les différents réseaux d’assainissement qui « vomissent » des milliers d’hectolitres d’eau polluée et les unités industrielles font aussi partie de cette longue liste d’agents polluants. Entre-temps, nous apprenons du service de l’environnement qu’une récompense sera attribuée à la meilleure huilerie de la commune de Tazmalt au terme de cette inspection.

Syphax Y.