Entre festivités et revendications

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Les bouiris, à l’instar de tous les algériens, s’apprêtent à célébrer, samedi prochain, le nouvel an berbère, Yennayer. Tradition oblige, les familles vont fêter l’évènement dans la convivialité autour d’un plat traditionnel. Seulement, cette année, et contrairement aux précédentes années marquées par des célébrations timides, il y aura beaucoup d’animation culturelle un peu partout à travers le territoire de la wilaya. La célébration de Yennayer, cette année, revêt aussi, et surtout, un caractère revendicatif. Le déni identitaire qui frappe aussi bien l’enseignement de Tamazight que la fête de Yennayer, focalisera une fois de plus toute l’attention des militants de la cause amazighe. S’agissant du volet proprement festif de l’évènement, à Takerboust, l’association culturelle Ilthran a prévu, le 11 et le 12 janvier, tout un programme pour marquer l’évènement. Au menu de la célébration, une exposition d’objets d’artisanat, notamment des bijoux et des robes, ainsi que des mets traditionnels. Une conférence thématique traitant de Yennayer sera animée par Abdenour Abdeslam. Il y aura aussi de l’animation artistique, du théâtre et des projections autour de l’histoire des berbères. A Taghzout, l’association El Kawthar du village Tassala a mis en place un programme très riche, comportant, entre autres une exposition ainsi qu’une conférence thématique. Celle-ci traitera de Yennayer et sera animée par M. Djellaoui du département de langue et culture amazighes (DLCA) de Bouira. La Maison de la culture Ali Zamoum a tracé de son côté un programme qui va s’étaler du 10 au 12 janvier, à l’occasion de la fête de Yennayer. Là aussi, expositions, représentations théâtrales, tables ronde et animations musicales seront au menu. La maison de la Culture prévoit également l’organisation un concours d’art culinaire où le meilleur plat traditionnel sera primé. Enfin, la coordination de Bouira du collectif national autonome pour l’enseignement de la langue amazighe (CNAELA) projette de tenir un meeting populaire à la place des martyrs de la ville de Bouira. La rencontre, à laquelle prendront part des enseignants et militants de la cause amazighe des différentes wilayas du pays, se veut, selon ses initiateurs, une occasion pour exiger des hautes autorités du pays de décréter Yennayer jour férié. Selon les organisateurs de l’action, le meeting sera aussi l’occasion pour interpeller les pouvoirs publics sur l’abrogation du caractère facultatif de l’enseignement de Tamazight.                      

D. M.      

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