EPH M’chedallah : Les vacataires lâchent du lest

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Les vacataires de l’EPH de M’Chedallah, au nombre de 101, qui ont déclenché une grève illimitée, depuis le 27 du mois de décembre écoulé en fermant en même temps tous les services administratifs de l’hôpital, semblent assouplir leur position après une réunion avec le directeur de l’EPH à laquelle ont pris part les représentants des corps médical et paramédical. Ces derniers ont, pour rappel, tenu plusieurs sit-in en guise de solidarité avec les grévistes. Lors de cette réunion, qui s’est tenue tard dans la soirée du mercredi dernier, présidée par le directeur et sanctionnée par un procès verbal signé par tous les présents, il a été décidé ce qui suit, selon une copie du document qui nous a été remise.

– Le gel immédiat des 23 postes budgétaires accordés sur les 101 vacataires

– le payement des arrières salaires bloqués depuis 05 mois

– la régularisation de la totalité des agents contractuels durant l’année 2013

– Et enfin, la réouverture immédiate des services administratifs de l’établissement.

Le dernier point coché dans le PV fait référence à des actions de soutien et de solidarité avec les agents contractuels qui seront organisés à brèves échéances par l’ensemble du personnel de l’EPH tout corps confondus. Ainsi, même si les protestataires ont lâché du lest en permettant la réouverture des services administratifs pour ne pas pénaliser d’avantage le fonctionnement de cet établissement où sont hospitalisés de nombreux malades, il a été décidé le maintien du mot d’ordre de grève illimitée pour leur corps. Une grève qui gagne, dans la foulée, le soutien actif de la totalité du personnel de l’hôpital tout corps confondus.

À noter aussi que la population n’est pas restée insensible au cas de ces contractuels, des dizaines de citoyens se rendent chaque matin à l’hôpital pour s’enquérir de l’évolution de ce dossier. Dossier, auquel toutes les hautes autorités tel que le wali, le P/APW, le DSP et le ministre de la Santé sont informés, et qui attend sa prise en charge depuis presque une année, plongeant, ainsi, l’hôpital de M’Chedallah dans une crise aiguë qui s’inscrit dans le temps et qui entrave sensiblement son fonctionnement.                                            

Oulaid Soualah

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