La contrefaçon continue à faire rage

En dépit des déclarations de lutte contre le trafic et la contrefaçon, les faussaires continuent de sévir et dans la plupart des produits de consommation. Le plus étonnant est que ces produits sont exposés librement dans des boutiques et peuvent donc être contrôlés par les instances chargées justement de lutter contre la fraude et la contrefaçon. Il suffit d’aller faire un tour dans les commerces de CD et de cassettes vidéo, pour découvrir non seulement des logiciels mais aussi des productions artistiques, provenant de réseaux de piratage ou piqués par les vendeurs eux-même. Les graveurs de CD sont aujourd’hui très répandus et à bon prix : il suffit d’en posséder un pour s’improviser producteur ou éditeur ! Il y a, dans les produits de consommation usuelle, les cosmétiques produits localement avec des étiquettes de marques étrangères. Il paraît même que les producteurs importent les fioles et flacons avec les étiquettes et les remplissent ici ! Mais la grande invasion des produits contrefaits nous vient de l’étranger, principalement de l’Asie (Chine, Indonésie, Thaïlande) qui possède depuis longtemps l’art d’imiter et de contrefaire : gommes, stylos, piles, postes de radio, téléviseurs, moulinettes, jeans, basquettes… On imite les formes et les designs, on ajoute une lettre au nom de la marque où on remplace une lettre par une autre et le tour est joué. Pour dix fois moins le prix de la marque réelle, vous avez un produit de luxe-ou plutôt l’illusion d’avoir un produit de luxe que vous pouvez exhiber ! Certains domaines de la contrefaçon sont dangereux : c’est le cas de la pièce auto qui peut provoquer de graves accidents… Alors que font les services de contrôle ?

S. Aït Larba