Au lendemain du rejet de la plainte déposée par le PST contre la wali de Béjaïa par le tribunal administratif, des centaines de citoyens de Barbacha mettent en garde contre les incidences de la crise qui couve à l’APC. Dans un document qui se veut également une lettre ouverte adressée aux plus hautes autorités du pays, dont le Président de la République, la population de Barbacha exige « le départ du chef de daïra, pour sa partialité (…) en faveur de la honteuse alliance RCD-FLN-FFS », d’une part et « la dissolution de l’APC » de l’autre. Les rédacteurs de la déclaration estiment que « le fonctionnement de l’APC de Barbacha s’avère impossible», d’où, préconisent-ils, la nécessité de sa dissolution. « C’est la seule solution à cette situation de crise que vit notre commune, et ce, conformément aux articles 46 et suivant du code communal », pense-t-on. Pour rappel, la démission individuelle ou collective des 15 élus de l’APC n’a trouvé d’écho favorable que de la part des six élus du PST et de celui du RND. Plus loin, les contestataires accusent le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, d’avoir « actionné ses relais mafieux dans le seul sens de maintenir le pourrissement de la situation et tabler ainsi sur l’essoufflement de notre mouvement ». En procédant de la sorte, dénonce-t-ils, « le wali de Béjaïa ne fait que jeter de l’huile sur le feu (…) et confirme son parti pris». Plus menaçants, les habitants de Barbacha font remarquer que leur « patience à des limites », laissant ainsi présager d’éventuelles actions de protestation, dans les prochains jours, plus radicales que celles organisées le 16 décembre et le 5 janvier derniers sous les fenêtres des locaux abritant le bureau du wali de Béjaïa. Depuis la proclamation des résultats définitifs des élections locales du 29 novembre dernier, la commune de Barbacha vit une situation de blocage tous azimuts. Ainsi, les missions des services administratifs, et d’autres, ne sont pas assurés, depuis maintenant plus de deux mois, au niveau de l’APC, dont le siège est jalousement gardé par des citoyens se réclamant du camp des « vainqueurs » lors du dernier scrutin, c’est-à-dire des partisans de la liste du maire sortant PST ayant obtenu 6 sièges sur les 15 que compte la municipalité. Il en est du même du siège de la daïra, mitoyen à celui de l’APC, autour duquel des gendarmes sont déployés pour parer à tout éventuel débordement.
Dalil S.
