Les conducteurs de taxis collectifs de la wilaya d’Alger ne comptent pas faire marche arrière. En effet, ils ont décidé d’observer chaque, lundi et jeudi, des demi-journées de protestation. Le transport urbain ne cesse de faire face à des perturbations, causées par les nouvelles tarifications, contestées par les citoyens, et les mouvements de grève qui pénalisent les usagers. Cette fois-ci, ce sont les conducteurs de taxis collectifs, qui montent au créneau et exigent une augmentation de 10 DA des tarifications, « depuis 1996, date de la mise en place de ces taxis, les tarifications n’ont pas augmenté. On travaille toujours pour 20 DA, ce qui est injuste, vu les tarifications des autres moyens de transport qui ont toutes été augmentées », a lancé Mohamed Moulay, un conducteur de taxi collectif, rencontré à la place du 1er Mai. De son côté le président de la Fédération des chauffeurs de taxi, affiliée à l’UGCAA, Hocine Aït Braham, a affirmé hier, que les protestataires menacent de radicaliser leur mouvement de protestation, si le département de Amar Tou, ne procédait pas à la mise en place de nouvelles tarifications, pour ce genre de transport, « pour le moment, les conducteurs ont décidé d’observer des demi-journées de protestation tous les lundi et jeudi. S’il n’y a pas de réponse de la part de la tutelle, ils projettent d’organiser une marche jusqu’au siège du ministère du Transport », a fait savoir le même responsable. En mettant l’accent sur la sourde oreille dont continue de faire preuve la tutelle, quant à l’ouverture du dialogue avec le syndicat : « après la grève observée le 16 janvier dernier, j’ai adressé une lettre au département de la tutelle, mais en vain », s’est indigné M. Aït Braham. Celui-ci a tenu, également, à réitérer le refus de son syndicat de la décision du ministère portant sur l’augmentation de 5DA pour le kilomètre. « L’augmentation par le kilométrage est inacceptable dans la wilaya d’Alger. La loi exige la prise en charge de l’état de la ville, avant d’instaurer des augmentations », a-t-il précisé.
Samira Saïdj
