Dans la commune de Beni Maouche, le chômage a atteint des proportions alarmantes et les perspectives d’emploi sont quasiment nulles, ce qui oblige les jeunes à aller monnayer, ailleurs, leur force en acceptant, le plus souvent, un travail journalier, en noir, sans couverture sociale.
Dans la commune de Beni Maouche, le chômage a atteint des proportions alarmantes et les perspectives d’emploi sont quasiment nulles, ce qui oblige les jeunes à aller monnayer, ailleurs, leur force en acceptant, le plus souvent, le travail journalier, en noir, sans couverture sociale. Dans le cadre du programme gouvernemental pour l’insertion des jeunes, cette commune à l’instar des autres communes de la wilaya a bénéficié de cent locaux professionnels, dont les travaux sont achevés, depuis plus d’une année, sur un terrain jouxtant le siège de la mairie. Comme ils se trouvent à proximité de la grande placette du chef-lieu qui ne se désemplit pas de monde matin et soir, les jeunes se demandent quand la commission chargée de ces locaux se réunira pour les distribuer. Une alternative qui sortira beaucoup de jeunes de l’ornière. « J’ai un diplôme professionnel en plomberie délivré par le CFPA de Seddouk et de l’expérience professionnelle dans le domaine. J’ai décidé alors, de créer ma propre entreprise, parce que je suis lassé du travail journalier sans assurance, sachant que les débouchées ne manquent pas avec les projets de gaz naturel touchant l’ensemble des commune de la wilaya. J’ai déposé une demande pour l’acquisition d’un local à l’APC, depuis déjà une année, et j’attends encore leur distribution, mais il s’avère que ce n’est pas pour demain », s’est désolé un jeune dont l’avenir est lié à l’acquisition d’un local. Si l’on s’en tient à cela, un autre lot de locaux se trouve au lieu dit « Chehima », à la nouvelle citée de l’OPGI située à proximité du stade communal. Ces locaux, situés au rez-de-chaussée des bâtiments, construits, il y a une vingtaine d’années, sont abandonnés. « Certes, à un certain moment l’OPGI les a mis en vente en proposant des prix faramineux. Rares sont les jeunes qui peuvent acheter un local de150 000 ou 200 000DA. Ce qui est navrant, chez nous, c’est que l’application des décisions prises par les pouvoirs publics tarde à être mises en application», a souligné un autre jeune.
L. Beddar

