Des militants du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) appellent pour la tenue d’un congrès extraordinaire, afin de sortir de la situation actuelle que traverse le parti. « Un nombre important de militants du RCD sont pour la convocation d’un congrès extraordinaire». Telle est la déclaration faite, hier, par l’ex chargé à l’organique, Rabah Boucetta, lors d’un point de presse tenu à Alger. « On est pour la tenue d’un congrès extraordinaire, où tous les militants auront le droit de postuler ». Le conférencier annoncera pour ce faire que des militants ont déjà procédé à la création de « la coordination nationale pour un congrès extraordinaire (CNCE) » au RCD. Rabah Boucetta expliquera que « l’objectif primordial est d’exiger la convocation d’un congrès extraordinaire, seule voie de salut à cette crise que traverse le parti ». C’est ce qui est également porté dans le communiqué rendu, public, hier par la CNCE. Pour rappel, à l’occasion du 24ème anniversaire du RCD qui vient de s’écouler, des militants se sont donnés rendez-vous à Akbou, pour dire publiquement leur volonté de se démarquer de la direction issue du dernier congrès, « et d’alerter sur l’état de délinquance dans lequel se débat notre rassemblement, coupé de la base militante et de la réalité politique du pays », a précisé le communiqué. En ajoutant que « la direction actuelle, au lieu de prendre la mesure de ses multiples dérives, continue à pratiquer la politique de l’autruche, tout en étouffant toute voix discordante, et à réduire toute velléité de réforme au sein du parti ». Dans le même sillage, la coordination a pointé du doit, également, « les dysfonctionnements internes, marqués par des purges successives et arbitraires ayant fini par vider le parti de ses compétences, et privilégiant la promotion de la médiocrité la violation récurrentes des textes régissant le fonctionnement du parti, la fraude caractérisée qui a entaché l’élection des membres du conseil national au dernier congrès, et les pressions ayant présidé à l’intronisation de l’actuel président, notamment par la mise à l’écart de tout militant désirant présenter sa candidature pour succéder au président sortant », a noté le même document.
Samira Saïdj
