Un infirmier et… c’est tout !

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L’unité de soins du douar de Berkouka, qui regroupe 15 villages pour plus de 13 000 habitants, est tout simplement à l’abandon. 

L’infrastructure se dégrade à vu d’œil. Elle ne dispose que d’un seul infirmier, qui se contente juste des changements de pansement et des injections. Les visites médicales ne sont pas assurées. Même le logement d’astreinte de la dite unité de soins est occupé par une personne étrangère au secteur de la santé. Les comités de villages ne sont pas restés de marbre face à cette situation, ils ont interpellé le wali de Tizi-Ouzou en vue de réhabiliter cette infrastructure et de libérer ledit logement afin de faciliter l’installation d’un médecin. Mais à ce jour, rien n’a été fait. M. Mouzarine, un délégué des citoyens de Berkouka indiquera à ce sujet : « Cette unité de soins est à l’abandon. Même les malades la boudent, car elle n’est dotée d’aucun moyen. Nous allons, dans l’immédiat, interpeller la DSP en vue de la réhabiliter et de l’équiper. Il faudra régler la situation du logement d’astreinte pour faciliter l’installation d’un médecin ». En somme, c’est je secteur de la santé publique dans la commune de Maâtkas qui est simplement à l’agonie. La polyclinique du chef-lieu, qui ne mérite pas de porter cette appellation, est dans un état lamentable. Elle n’est dotée ni en moyens modernes ni en personnels spécialisés. Pire encore, elle ne dispose même pas d’une ambulance. Dans toute la commune de Maâtkas, forte de ses 45 villages et de 36 000 habitants, on ne trouve aucun médecin spécialisé et aucune ambulance. Un habitant rencontré au chef-lieu déclarera : « Nous nous sentons abandonnés et livrés aux maladies. Il est injuste qu’une commune de 36 000 habitants ne dispose même pas d’une ambulance. Les évacuations d’urgence se font grâce aux véhicules de particuliers qui viennent à la rescousse. Les malades les plus pauvres doivent attendre le bon vouloir des pompiers de Draâ Ben Khedda qui arrivent souvent tardivement. Les patients, notamment les parturientes, en souffrent énormément. Il est grand temps que les services concernés décident à équiper Maâtkas en moyens nécessaires pour la prise en charge sanitaire de la population ».Il est paradoxal de continuer à parler de gratuité des soins et de leurs proximités, lorsqu’une commune de 36 000 habitants ne dispose même pas d’une ambulance. Rappelons que la daïra a bénéficié d’un projet portant réalisation d’un hôpital de 60 lits, qui sera implanté à Fekrane, mais l’entame des travaux a été renvoyée aux calendes grecques. 

Hocine. T.

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