Le 19 et 20 novembre prochain, des experts de l’ONU assureront à des magistrats algériens un cours sur le thème de la drogue et de la criminalité. Le toxicomanie, on le sait, génère de nombreux problèmes qui demandent un traitement spécifique. Les états confrontés à ce fléau commencent seulement à se doter d’instruments juridiques, non seulement pour contenir les trafiquants mais aussi pour prévoir le blanchiment de l’argent issu du trafic. La toxicomanie, qui touche aujourd’hui la plupart des pays du monde, qu’ils soient industrialisés ou non, demande une concertation des nations, ainsi que l’élaboration d’un arsenal juridique pour lutter contre elle. Il s’agit aussi bien de combattre les grandes filières, que ce que les professionnels appellent les ‘’fourmis », c’est-à-dire les petits dealers qui, souvent, font autant de mal que les grands. Il faut dire aussi que le droit algérien, en matière de toxicomanie manque de précision. Dispose-t-on, par exemple, d’une liste des produits qu’il faut considérer comme des psychotropes et qu’il faut, par conséquent, interdire à la vente et à la consommation ? Comment se définit un toxicomane ? Quelle est la responsabilité des familles dans le cas des drogués mineurs ? Faut-il imposer aux prévenus des cures de désintoxications ? L’expérience américaine –la répression tous azimuts- à montré l’échec des méthodes coercitives : s’il faut réprimer le trafic, il convient de traiter avec prudence les toxicomanes, en favorisant, à chaque fois que c’est possible, le dialogue et l’information sur les méfaits de la drogue.
S. Aït Larba
