Transporteurs indélicats

l Au lendemain de la fête de l’Aïd, la station routière des voyageurs de Bouira a enregistré un afflux record de voyageurs toutes destinations confondues. Il fallait se bousculer pour occuper une place dans un bus ou un taxi. Le transport s’est fait désirer durant la semaine qui a suivi l’Aïd, la gare routière de Bouira ne se désemplissait pas d’étudiants, fonctionnaires et… de familles. A l’instar des bus, les taxis collectifs ne tardaient pas pour charger et quitter leur station. Or, durant les après-midi, le transport manquait énormément, au point où des taxieurs véreux et sans scrupules profitaient de ce fort engouement de voyageurs pour imposer leur tarifs. Si certains voyageurs refusaient d’abdiquer à ce chantage à la limite d’altercations verbales, d’autres par contre acceptaient, mais à contre-cœur, puisqu’ils étaient contraints de partir quel que soit le prix. Ainsi, le prix d’une place sur Draâ El Mizan, qui était de 60 DA, est passé à 80 DA, sur Boghni à 100 DA et Tizi Ouzou, de 150 DA, le prix de la place est passé à 260 DA. Nous avons assisté à une des scènes où un taxieur qui assurait la desserte Bouira-Tizi Ouzou prétextait cette augmentation par le fait qu’il était tard, 15h00, qu’il habitait Draâ El Mizan, donc il risquait de retourner de Tizi Ouzou à Draâ El Mizan vide… Heureusement qu’il existe encore des taxieurs honnêtes et qui ne cèdent pas à la tentation. En effet, en plein de ces pourparlers avec les voyageurs, un autre taxieur arrive et charge sur Tizi Ouzou sans qu’il augmente le prix. Malheureusement, cette situation ressurgit à la veille et au lendemain de chaque fête ou autres occasions : des énergumènes malhonnêtes agissent sans gêne ni scrupules, et sans crainte de l’intervention des services de sécurité, souvent absents, faut-il le signaler.

R. B.