Force est de constater que le secteur de la culture est en totale hibernation au niveau de la région d’Aghbalou. En effet, si quelques associations ayant, à un certain moment, pignon sur rue, continuent à végéter, rien n’augure par contre de l’existence d’une véritable dynamique culturelle.
Le mouvement associatif se trouve par ce fait livré aux pires gémonies, car réduit à sa simple expression d’existence. Cependant, il demeure utile de constater que la plupart de ces organisations sont dotées de budgets, notamment pour l’année en cours, mais c’est plutôt le manque de moyens autres que financiers qui se pose avec acuité. Ainsi, la plupart des éléments activistes au niveau des différentes associations de la région que nous avons interrogés à ce propos, ont posé le problème de l’inexistence des infrastructures d’accueils. A commencer par les locaux, qui pour la majorité des associations, se trouvent dépourvus de sièges.
D’autre part, on ne peut plus songer à l’organisation d’une quelconque activité, diront certains, car les infrastructures culturelles font énormément défaut. En effet, et sans compter les localités environnantes, le chef-lieu communal accuse à lui seul un énorme déficit en en la matière. L’existence d’une salle polyvalente située très loin du village de Takerboust n’est pas en mesure de répondre aux besoins exprimés et le manque d’équipement de la grande salle de spectacle constitue le problème majeur auquel les associations sont confrontées.
Ce qui ne laisse pas indifférents les initiés qui ne cessent de s’interroger sur le sort réservé à cette unique salle pouvant atténuer, un tant soit peu, l’ampleur du désert culturel qui y règne en maître.
B. B.
