Un engouement phénoménal

Devant l’absence d’informations clairement affichées inhérentes aux critères d’éligibilité requis pour, chaque prétendant à ce genre d’aides, stipules par l’instruction interministérielle n° 6 du juillet 2002, conformément à laquelle seront exclus bien entendu, toutes personnes possédant une habitation, ayant déjà bénéficié d’un logement où d’une aide quelconque de l’Etat que de soit dans le cadre des programmes précédents ou dans le cadre du séisme, n’ayant pas de terrain, et ayant un revenu supérieur à cinq fois le SNMG. Cela d’une part, de l’autre, le passage sous silence du nombre limité d’unités contenues dans le quota attribué à chaque commune, laquelle répartition est faite sur la wilaya selon la topographie, et proportionnellement à la densité de la population rurale dans chaque commune. Une véritable ruée n’a jamais manque d’apparaître dans la foulée cependant. C’est un véritable branle-bas de combat : un afflux soudain et spectaculaire devant les sièges d’APC à l’intérieur desquelles les services d’état civil sont quotidiennement débordés durant des semaines, en créant des rivalités, des bousculades, et des processions à la queue leu leu, devant les photocopieuses des kiosques du coin, qui sont à la limite du comique. La cause évidente : à chaque occasion, les autorités locales se contentent sans plus, de tirer le clocher. Cela va de soit, on assiste ces derniers temps, à une sorte de gestion désocialisée orchestrée savamment en ravalant sciemment les transparence au rang des derniers soucis des autorités locales et du coup, générer toute sortes d’illusions. Illustrant cet état de fait, plus de 3000 dossiers sont recensés aux Isser pour un quota de 80 unités, et autant à Bordj Ménaïel et Thénia, pas moins de 2000 dossiers à Timezrit, Chaâbet, pour les mêmes quota de 140 unités et c’est le même topo à travers toute la wilaya, apprend-on. Ceci dit, les subdivisions agricoles auront du pain sur la planche, car c’est là où vont atterrir tous ces volumineux dossiers et par suite de fil à aiguille, une enquête sera diligentée par une commission ad hoc qui sera installée prochainement à la wilaya avant d’octroyer la somme de 500 000 DA pour chaque bénéficiaire en trois tranches, accompagnée par un suivi technique rigoureux, déclare-t-on à la DLEP.

Saïd B.