Plusieurs pistes abandonnées

Le réseau routier dans la commune d’Ath Laâziz est en état de délabrement avancé. En effet, la quasi-totalité des pistes demeure malheureusement sans bitume.

Face à cette situation, des citoyens sont obligés de patauger dans la boue en hiver et de résister à la poussière en été. Il s’agit sans aucun doute des résidants des localités Chekouh, Thibaouanine, Izouad, Ivoughardannen qui ne savent plus à quel saint se vouer. Cela fait des années, voire des décennies que cette population largement marginalisée attend une prise en charge par les autorités concernées pour venir à bout de ce problème.

Notre tournée nous a mené dans quelques villages où le constat est amer. Chekouh, un village situé au sud du chef-lieu communal où faut-il le souligner, les candidats à la mairie durant la campagne électorale idolâtraient le visiter, et cela pour « proposer leur dossiers de promesses aux citoyens afin de procéder aux revêtement de cette piste s’ils venait à occuper le siège de l’APC d’Ath Laâziz ». Une piste de 2 km rend aux riverains l’accès difficile durant toutes les saisons de l’année.

Ceux qui souffrent de plus en plus, ce sont les potaches scolarisés à l’école de Malla, puisque leur école est privée d’une cantine scolaire. Ces derniers disent : « En hiver nous souffrons le calvaire nous sommes obligés de retourner chez nous pour prendre le déjeuner… » La même situation prévaut au village Ivoughrdanen et des bourgs relevant de la bourgade d’Iaâlwachen.

En somme, une population abandonnée, alors comment les désenclaver ? C’est les responsables locaux qui doivent répondre à cet appel.

A. F.