Il n’est plus question pour les enseignants et professeurs de l’enseignement fondamental de faire marche arrière, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait une prise en charge « réelle » de leurs revendications.
En effet, la coordination nationale des enseignants et professeurs de l’enseignement fondamental, affiliée au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), maintient son appel à un rassemblement national, prévu pour aujourd’hui à 10h, devant l’annexe du ministère de l’Education nationale, à Ruisseau, à Alger. Les enseignants et professeurs de l’enseignement fondamental dénoncent énergiquement le « comportement négatif du ministère de tutelle vis-à-vis de leurs revendications», a indiqué le coordinateur national de ce corps, M. Azzedine Abdelhamid. Pour lui, « la manipulation du facteur temps, a conduit les enseignants et professeurs de l’enseignement fondamental à changer leur plan d’action afin de faire aboutir leur mouvement, en envisageant d’autres actions d’envergure pour exprimer leur refus de toute initiative visant à les spolier de leurs droits ». Les enseignants et professeurs de l’enseignement fondamental sollicitent la tutelle et l’exhorte « à procéder à l’avancement automatique pour les grades de professeur principal et professeur encadreur afin d’encourager les lauréats à rejoindre la filière de l’enseignement et à trouver une dynamique pour participer aux concours organisés pour la promotion des cadres de l’administration et de l’inspection en attendant l’amendement du statut pour une égalité des chances pour tous ». ces derniers revendiquent en outre « l’intégration pour tous ceux qui ont acquis une expérience professionnelle dans les nouvelles classifications du décret 240/12 comme le professeur principal et le professeur encadreur comme c’est le cas des enseignants du secondaire, en réduisant la durée de calcul d’ancienneté comme leurs collègues professeurs ingénieurs exerçant dans les lycées pour une uniformisation de la classification des titulaires d’un diplôme similaire ». Ils demandent également à revoir le volume horaire surtout pour les collègues du cycle primaire, la spécialisation et la dispense des activités parascolaires en créant des postes et des grades d’adjoint de l’éducation dans le cycle primaire.
L. O. Challal

