L’exploitation reprendra-t-elle un jour ?

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Le fer, un des plus importants métaux, devra rester encore longtemps dans le sous-sol des communes de Barbacha et de Kendira qui attendent la mise en exploitation de la mine de Bouamrane. 

Le souterrain desdites communes recèle, en effet, un trésor qui permettrait à coup sur, leur développement en exploitant leur seule richesse. Cette mine, très ancienne, abandonnée depuis bientôt un siècle, est située au lieudit Adouane, prés de Oued Djemaâ, aux frontières de 3 communes, Boukhlifa, Barbacha et Kendira. La surface de ce gisement de fer s’élève à prêt de 380 hectares, dont deux tiers se trouvent sur le territoire de Barbacha, le tiers restant sur celui de Kendira. Les pouvoirs publics avaient montré en juillet 2009, une volonté d’investir sur ce trésor en attribuant l’exploitation de la mine, par adjudication administrative, à une entreprise privée de la région de Boussaâda, et une étude d’exploration de 3 ans a été déposée, par la suite, auprès du ministère de l’Energie et des Mines. Mais en 2012, selon les dires du maire de Barbacha de l’époque, après achèvement de cette phase d’exploration, l’Algérienne des Mines avait annulé la décision d’attribution du marché qui devait déboucher, au plus tard (cette année) à la phase d’exploitation. Un rêve chimérique pour les populations des deux communes, plus particulièrement des jeunes chômeurs qui croyaient dur comme fer que la mise en exploitation de cette mine aller assurer des opportunités de travail à des dizaines d’entre eux. En effet il a été dit que la mise en exploitation de ce riche gisement en minerai pourrait créer quelques 700 postes d’emploi directs, et le double en emplois indirects. Ce qui veut dire que l’on a mis en veilleuse un projet capable d’absorber une bonne partie du chômage galopant dans ces régions montagneuses de Kabylie, même s’il n’est pas dit d’avance que nos jeunes sont tous preneurs de tels emplois n’étant pas de tout repos.  Pour revenir à cette mine, son exploitation avait débuté en 1926, avant de cesser pendant la guerre de libération, en 1957. Quelques infrastructures restent visibles au niveau de ce site en ruine, avec des pylônes du téléphérique qui servait de moyen de transport du fer vers le port de Béjaïa. Ceci renseigne sur l’importance de cette mine et de sa richesse en fer, et même en d’autres minerais comme le zinc et le phosphate, qu’elle recèle. Des indices forts pour les pouvoirs publics qui pourraient passer à l’action et concrétiser le projet d’exploitation de cette mine, d’abord pour répondre aux besoins en fer, ressentis par le pays en plein développement et ensuite pour booster l’économie locale. Mais tous ces indicateurs ne semblent pas motiver pour autant les responsables concernés, estime t-on localement. A un moment donné on avait commencé à croire que le rêve pouvait devenir réalité et que ce petit coin du monde sortirait de l’anonymat et deviendrait un Eldorado. Mais ce rêve est, semble-t-il, utopique pour la population locale. Le manque d’informations sur le projet en question, a de plus engendré des spéculations tous azimuts.

Nadir Touati

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