Le syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE), affilié à l’UGTA, dénonce, une fois de plus, les irrégularités dans le nouveau statut des corps suprêmes de l’éducation amandé récemment. Il interpelle la tutelle à revoir certains points dudit statut jugé « incohérents ». Dans une déclaration de la SETE, rendue publique, au lendemain de son conseil réuni en session ordinaire à Tizi-Ouzou, la fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE) a été mise à l’indexe. En effet, les syndicalistes interpellent le secrétaire général de la centrale syndicale, afin de « mettre un terme à la léthargie de la FNTE absente sur le terrain de la revendication ». Ils réclament de ce fait la dissolution de la fédération nationale des travailleurs de l’éducation et « la mise en place d’une fédération capable de mener à bien le combat revendicatif des travailleurs », note-t-on. La réunion du conseil de la SETE tenue au courant de la semaine écoulée, intervient, pour rappel, afin de débattre de la situation socio professionnelle des travailleurs du secteur de l’éducation. Aussi, et dans la même déclaration, les membres du syndicat soulèvent le cas des Maîtres de l’enseignement fondamental (MEF) et des Professeur de l’enseignement fondamental (PEF), deux catégories marginalisées, selon eux, par l’actuel statut des corps spécifiques. C’est d’ailleurs le premier point dénoncé par le SETE dans leur déclaration, qui n’est rien d’autre qu’« un mépris affiché par la tutelle ». Les MEF et les PEF sont « exclus » et non compris dans les nouvelles mesures du ministère de l’Education. Ceci, malgré le fait, fait-on savoir dans le document que « ces derniers ont été formés et recrutés en tant que PEM (Professeur de l’enseignement moyen). Leurs diplômes et leurs PV d’installation en sont d’ailleurs la preuve irréfutable de leur appartenance à ce corps d’enseignement ». Les membres du syndicat expliquent, dans le même document, que la plupart des professeurs, qui ont plus de 20 ans d’expérience et de sacrifice, ont formé les décideurs et les législateurs qui, aujourd’hui, les exclus dans les différentes promotions à travers le statut des corps spécifiques ». L’autre point du nouveau statut pointé du doigt par les membres du syndicat, affilié à l’UGTA, est l’incohérence entre les avantages dont ont bénéficiés « les profs ingénieurs exerçants dans les lycées, depuis plus de 18 ans, et ceux des technicums (prof formateurs) ». Ces derniers sont mieux lotis à travers les nouvelles mesures. Les signataires de la déclaration demandent, par ailleurs, « une révision de classification indispensable et inconditionnelle pour les adjoints de l’éducation et des laborantins ». Le syndicat profite de la même déclaration, afin de relever d’autres dysfonctionnements qui touchent d’autres travailleurs du secteur de l’éducation. C’est le cas des intendants, sous intendants et ASE qui doivent, selon le SATE, bénéficier du même régime indemnitaire que les corps pédagogiques. Les corps communs et les ouvriers professionnels (OP) sont, eux aussi, victimes d’injustice, à en croire la déclaration à travers laquelle le syndicat dénonce « l’injustice criarde dont sont victimes, une nouvelle fois, les corps communs et les ouvriers professionnels ». Abondant dans le même sens, le document affirme, en effet, que « ces travailleurs, qui constituent l’un des socles du fonctionnement de toutes les institutions, sont encore frustré explique le document, par la lettre n° 535 du premier ministre relative à l’augmentation des 10% du régime indemnitaire. Au moment où, ajoute-t-on, « ils nourrissaient l’espoir de voir l’article 87 bis de la lois 90/11 tout simplement abrogé ».
T. Ch.
