La 13ème édition du festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) est celle de la qualité mais aussi de la nouveauté c’est ce qu’a soutenu son commissaire, M. Si El Hachemi Assad, lors d’une conférence de presse animée, hier, au petit théâtre de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. La nouvelle édition se déroulera du 23 au 28 mars.
La nouveauté réside, et selon le conférencier, dans une nouvelle catégorie inscrite cette année. Une catégorie taillée sur mesure pour un style de films qui s’est imposé sur le marché et dont la légitimité de participer à ce festival s’est bien faite sentir. Il s’agit des films doublés. En effet, en plus des deux catégories qui mettent en compétition des films amazighs dans ce festival, à savoir celle de l’Olivier d’Or et des Jeunes Talents, des films inédits doublés en tamazight vont être primés lors de cette édition. Selon le commissaire, M. Si El Hachemi Assad, 3 films de ce type entrent dans la compétition. « C’est notre façon d’encourager ce cinéma, comme nous l’avons d’ailleurs fait à travers les ateliers organisés sous ce thème, lors de la dernière édition », expliquera-t-il, estimant que « le doublage est l’avenir de la langue ». L’édition à travers laquelle 33 films vont être mis en avant consacrera aussi la qualité d’après le commissaire. En effet, pour lui, « le festival qui en est à sa 13ème année a grandi et a été institutionnalisé ». Il est de ce fait naturel, pour le commissaire, que l’exigence suive, et que les travaux retenus répondent à certaines normes. M. Assad fera d’ailleurs savoir, concernant la sélection des films : « nous avons reçus 52 demandes de participation, pour n’en retenir que 33 ».
Promouvoir un doublage, de qualité en tamazight
Les films en compétitions seront présentés à Tizi-Ouzou, mais aussi dans les différentes localités participant au festival et qui sont au nombre de six : Bouzeguène, Larbaâ Nath Irathen, Oued Aïssi, Tigzirt, Boghni et Draâ Ben Khedda. M. Assad, comme le directeur de la culture de Tizi-Ouzou, qui a pris part à la conférence de presse, ont tenu à signaler l’hommage qui sera rendu à Abderahmane Bougermouh. C’est d’ailleurs toute la 13ème édition du festival du film amazigh qui lui est dédiée, sous le thème « Vivre le cinéma des hommes libres ». Lors de cette conférence de presse, tenue hier, M. Assad a voulu faire un tour d’horizon sur l’organisation ainsi que de la programmation de cette manifestation culturelle. Il expliquera d’ailleurs qu’au niveau de la commune de Tizi-Ouzou, tous les établissements culturels sont mobilisés pour abriter les mises à l’écran des films. De la grande salle de la maison de la culture, où aura lieu le coup d’envoi du festival, au petit théâtre, en passant par le théâtre régional Kateb Yacine et la cinémathèque, le public est convié à différentes activités entrant dans le cadre du festival. Il semblerait en effet que rien n’a été laissé au hasard. D’après le conférencier, la maison de la culture sera réservée à la diffusion des films en compétitions, à savoir les 17 entrant dans le cadre de la catégorie de l’Olivier d’Or, les 9 de celle des Jeunes Talents et les 3 de la catégorie des doublés. Le petit théâtre abritera quant à lui des réflexions et autres conférences dans le cadre d’une journée d’étude. La nouvelle cinémathèque du Tizi-Ouzou ouvrira ses portes pour la présentation des films hors compétition (au nombre de 4). Une délégation venue spécialement d’Egypte sera l’invité d’honneur de cette année, représentante le Film Amazigh de Siwa. Le théâtre régional Kateb Yacine accueillera quant à lui un spectacle théâtral ainsi que la cérémonie de clôture prévue pour le 28 mars.
20 millions de dinars de subventions
A la question de savoir le total de l’enveloppe allouée à la 13ème édition du Fcnafa et de sa provenance, M. Si El Hachemi Assad affirmera qu’il ne s’agit là que de subventions accordées par des institutions de l’Etat. « Nous avons reçu, comme l’an dernier d’ailleurs, 15 millions de dinars de subventions de la part du ministère de la Culture. L’Office national des droits d’auteurs (Onda) a lui aussi contribué avec 2 millions de dinars. Nous avons également reçu les assurances de l’APW de Tizi-Ouzou pour une subvention de 3 millions de dinars. Ce que je peux dire c’est que l’argent ne provient que des institutions étatiques. Pour les sponsorings privés, il faut qu’ils soient à la hauteur de ce festival qui a grandi et qui en est à sa 13ème éditions », expliquera le conférencier. M. Assad rappellera par la suite les différentes actions entreprises chaque année dans le cadre du festival pour la promotion du film amazigh et sa valorisation. Il s’agit notamment des différents ateliers de formations et autres concours de scénarios. Il soulignera aussi une autre nouveauté celle de la mise en place d’un marché du film au niveau de la Maison de la culture de Tizi-Ouzou.
T. Ch.

