Les étudiants de Boukhalfa dans la rue

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La grogne des étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou continue de s’étendre à travers les  différents instituts et cités U. Leur situation dans les campus et les résidences universitaires, suscite de plus en plus leur colère, les poussant à réagir à travers des mouvements de protestation. Hier, ce fut au tour des étudiants de l’institut des sciences juridiques et des résidents dans les cités U  de Boukhalfa 1 et Berkani Mustapha de la même localité de sortir dans la rue pour une marche pacifique à l’appel de comités respectifs (CISJ, CCUB1 et CCUBM). Ils ont ainsi tenu à dénoncer les anomalies déplorées dans les campus et les cités U, notamment l’atmosphère d’insécurité et à réclamer l’accès au Certificat d’aptitude pour la profession d’avocat (CAPA). L’atmosphère d’insécurité qui gangrène l’Université a été en effet, le premier point que les étudiants ont dénoncé surtout avec les agressions sur certains de leurs camarades par des individus externes qui s’étaient introduits dans les cités universitaires. D’ailleurs, les résidants de Boukhalfa avaient déjà organisé à plusieurs reprises, des marches nocturnes, depuis leur cité de résidence jusqu’au centre ville de Tizi-Ouzou afin de dénoncer cette insécurité. La marche d’hier aura permis de mettre, une fois de plus, en relief l’insécurité dont ils sont victimes. Et c’est d’ailleurs, le premier point soulevé par les membres des comités dans leur plate-forme de revendications présentée devant la cour de Tizi-Ouzou, première halte des marcheurs, où ils ont tenu un premier sit-in.  Lors de cette marche, qui s’était ébranlée de Boukhalfa, vers 10 heures du matin, a vu les étudiants emprunter la RN12 pour arriver dans la ville de Tizi-Ouzou. Puis, après le sit-in improvisé au niveau de la cour, ils ont poursuivi leur chemin à travers les rues de la ville des genets pour arriver au siège de la wilaya où ils ont tenu un 2e sit-in. Les protestataires comptaient, ainsi, interpeller les autorités de la wilaya sur le quotidien des étudiants au campus et dans les cités U de Boukhalfa. Et en plus du renforcement de la sécurité à l’intérieur du pôle universitaire et de ses alentours, d’autres revendications ont été inscrite dans la plate-forme élaborée par les trois comités et qui compte 15 points.  Les étudiants réclament, notamment, « l’installation d’un poste de police au niveau de la résidence de garçons et du campus des sciences juridiques, et l’augmentation du nombre d’agents de sécurité à l’intérieur de la résidence ». Ils demandent aussi une « assurance au Certificat d’aptitude de la profession d’avocat (CAPA) et l’accès direct et inconditionnel au Master pour toutes les promotions classiques et LMD ». L’état des lieux au sein de la faculté est aussi pointé du doigt par les protestataires. Ils revendiquent, en effet, la construction de nouvelles infrastructures ainsi que la rénovation des anciennes, en citant l’exemple des blocs socioculturels, des salles de TD ainsi que des amphithéâtres. Le manque de transport, d’ambulances pour l’acheminement des malades, l’absence de réseau Internet, le manque d’hygiène, ont aussi été décriés par les étudiants protestataires dans leur plate-forme de revendication.                            

Tassadit Ch.

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