Tizi-Ouzou Le comité de Bouzuène-village dénonce « la marginalisation de la localité » – Le wali interpellé

Le comité de village de Bouzguène dénonce la marginalisation que font subir les pouvoirs publics à l’égard de leur localité”.

En effet, dans une lettre ouverte adressée au wali de Tizi-Ouzou, dont une copie a été remise hier à la rédaction, ce dernier affirme que le village de Bouzguène a été « privé de sa part de développement ». Dans le document qui date de 29 du mois dernier, le comité de village assure que contrairement aux autres quartiers du chef-lieu communal de Bouzguène, le leur est laissé à l’abandon et ne bénéficie d’aucune attention de la part des autorités. Les membres du comité affirment, en effet, que les citoyens sont privés de leur « quote-part en matière de développement en général, et dans le cadre de l’opération d’amélioration urbaine en particulier ». Ils signalent que leur quartier a été « complètement exclu des réalisations effectuées dans le cadre de l’amélioration urbaine. En effet, écrivent les membres du comité « et conformément à l’étude d’amélioration urbaine du chef-lieu, élaboré par la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) en 2006, et qui a pris en considération la viabilisation de notre village, au même titre que la partie haute du chef-lieu communal, nous constatons avec regret que lors de la concrétisation de la première tranche, nos quartiers ont été complètement exclus ». Dans le même document, il est souligné que la population a eu « des assurances que notre village soit programmé dans la réalisation du 2ème lot ». Chose qui n’a pas été accomplie. Le comité affirme, en effet, qu’ »à notre grande surprise, et après avoir confié le second lot à l’ETRHB, nous avons constaté encore une fois, que nos quartiers ont été exclus de l’opération de revêtement des axes routiers ». Pour la population, il ne peut s’agir ici que d' »une volonté d’exclusion et de marginalisation ». Le document soutient que le comité de village « a épuisé toutes les voies de recours auprès des autorités locales » et que c’est pour cette raison qu’ils sollicitent « l’intervention et l’arbitrage » du wali, afin dit-on, « de nous rétablir dans nos droits et de prendre en considération le fait que notre village est une partie intègre du chef-lieu, pour bénéficier d’un programme de développement au même titre que l’ensemble des quartiers « . Ceci, alors que dans un autre document adressé à la même instance, datant du 3 du mois en cours, le comité de village déplore le manque d’eau potable. On dénonce, en effet, le « calvaire » engendré par « la défaillance du réseau de distribution et les fuites récurrentes qui durent depuis des mois sans qu’une solution ne soit apportée, malgré les multiples appels de la population locale» a-t-on écrit. Selon le comité du village, nul ne semble s’inquiéter de cette déperdition des importantes quantités d’eau, surtout pas « les services de l’ADE de Bouzguène qui tardent à intervenir ». D’autant plus que ce problème « peut-être à l’origine de graves conséquences, notamment l’apparition de maladies à transmission hydrique », ajoute-t-on. C’est pour trouver une solution à ce problème, au même titre que celui de l’amélioration urbaine, que le comité de village réclame l’intervention du wali.

T. Ch.