1er congrès international de biologie clinique à Béjaïa – Pour une participation active à des programmes transversaux

C’est dans la salle des conférences de l’hôtel «Cristal», de la ville de Béjaïa, que s’est tenu le premier Congrès international de biologie clinique, organisé hier et avant-hier, par le centre hospitalo-universitaire et l’université Abderrahmane Mira.

Si les professeurs Sultan et Carré avaient longuement développé l’exploration d’une  ambiguïté sexuelle, d’une aménorrhée et de la pénalité et l’accréditation en biologie médicale, ils étaient aussi présents pour un jumelage entre le CHU de Béjaïa et ceux de Montpellier et Brest (France), au même titre, d’ailleurs, que Nicole Veschi, gynécologue à Genève (Suisse), laquelle était présente pour accompagner la clinique « Mère et Enfant » de la localité. De son côté le professeur Senhadji, de l’hôpital de Lyon (France), sommité mondialement reconnue, a enrichi les connaissances de l’assistance en matière de greffe de cellules souches dans les cas des déficits immunitaires. Il dira qu’outre le bénéfice thérapeutique, ces greffes permettent d’analyser des phénomènes immunologiques fondamentaux. Une dizaine de communications, en relation avec l’endocrinologie, le génie biologique, le métabolisme, l’hémobiologie, l’infectiologie et l’accréditation, ont été faites par une kyrielle de professeurs venus de France et d’Algérie. À l’ouverture du congrès, c’est le professeur Boudissa, Directeur d’ALGERAC, principal organisme accréditeur, qui animera les débats en insistant sur l’accréditation des laboratoires d’analyses médicales, tout en rappelant que la certification, cette attestation écrite délivrée par une tierce partie, donne une assurance de conformité aux exigences spécifiées dans une norme donnée. Son rôle est, en quelque sorte, l’établissement d’une confiance. Lui emboîtant le pas, le Docteur Souami, de l’Institut Pasteur d’Algérie, rappellera que l’accréditation peut toucher un ou plusieurs paramètres réalisés, mais qu’il y a également des exigences normatives, telles que l’organisation, les équipements et les modalités de recrutement et d’évaluation des personnels, entre autres. Toutefois, elle conclura en disant qu’il faut plutôt initier, avant toute demande d’accréditation, une démarche de management-qualité avec une approche pragmatique et réaliste. Le Directeur général du CHU de Bejaïa, le professeur Abdelmalek Danoune, interviendra dans les débats pour inciter les laboratoires à demander une certification, en mettant en exergue le fait que la communauté européenne offre des subventions pour les projets d’accréditation. L’ouverture officielle de ce congrès a été faite par le wali de Béjaïa, entouré du directeur général du CHU, du recteur de l’université de la présidente du comité d’organisation et du professeur Bouguermouh, éminent virologue formé aux Etats Unis, en tant qu’invité d’honneur. Durant la même matinée, le DG du CHU et le recteur de l’université ont procédé à la signature de deux conventions de partenariat portant sur la formation des étudiants en psychologie clinique et orthopédie et sur la formation des enseignants et personnels du CHU en informatique et anglais.

A. Gana