La nouvelle bibliothèque municipale de Boudjima, une localité sise à 21 Kms au nord-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, abritera la première édition d’un salon du livre baptisée «Boudjima espace du livre et du savoir» du 23 au 24 avril.
Les organisateurs ont souhaité ainsi coïncider l’inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale avec la journée internationale du livre. M. Smaïl Boukherroub, le maire de cette localité considère que cet événement « est l’occasion de rappeler à chacun d’entre nous que la bibliothèque publique est le trésor de notre cité un lieu chargé de voyages, de rêves et de promesses ». De nombreuses structures ont été associées à l’organisation de ces deux journées culturelles auxquelles participeront des écrivains, des journalistes, des peintres, des éditeurs, des libraires, et des enseignants. Au programme, une exposition, sous le thème « Le patrimoine d’eau en Algérie et en méditerranée », initiée par l’AERA-ED (Association de réflexion, d’échanges et d’actions pour l’environnement et le développement), une autre dédiée à la peinture et sera marquée par la présence de Slim Ray (plasticien) ainsi que des ventes dédicaces auxquelles prendront part, Kamel Daoud, écrivain et journaliste, Ramdane Lacheb, Keltoum Staali, Djouher Amhis Ouksel,… Des ateliers d’animations et de créations jeunesse, au stand de la ligue des arts cinématographiques et atelier d’écriture, animés par Keltoum Staali, sont aussi au programme des festivités. Le 23 avril, après la cérémonie officielle d’ouverture de l’événement et partant l’inauguration de la dite bibliologique municipale qui accueille les festivités, une conférence sera animée par Youcef Merahi autour de l’écriture et l’édition en langue amazighe. Elle sera suivie d’une table ronde sous le thème « la lecture publique », qui sera animée par Ousmer Feroudja et Hacène Metraf. Une lecture théâtralisée exécutée par les élèves du collège de Boudjima est au programme avec la projection du film « La colline oubliée» de Abderahmane Bouguermouh. Une autre conférence, traitant du roman algérien post 1988, est au programme de la deuxième journée. Elle sera animée par Rachid Mokhtari, qui parlera notamment de son œuvre « Personnages cherchent fiction » dans lequel il relate la cohabitation de deux personnages dans l’espace fictionnel de la littérature algérienne post 1988 : un ancien maquisard de la guerre de libération nationale (1954-1962) et un terroriste islamiste de la décennie noire. Il est prévu aussi la projection du documentaire « A chacun son Algérie », réalisé par Caroline Philibert et Luc Thiébaut, relatant les mémoires compartimentées de citoyens d’une ville de France, sur la colonisation et la guerre d’Algérie.
Karima Talis

