La salle de conférences de la Maison de la culture Ali Zamoum de Bouira a abrité hier, une journée d’étude sur le thème « Les missions de la Caisse de Garantie des Marchés Publics et les nouvelles dispositions des marchés publics ». La rencontre, à laquelle ont pris part les cadres des différentes directions de wilaya, les élus (APW et APC) et les entrepreneurs, a été l’occasion de faire connaitre davantage la Caisse de garantie (CGMP), ses missions, mais aussi d’informer sur les nouvelles dispositions de la règlementation des marchés publics. Lors de sa prise de parole, le wali de Bouira, M. Nacer Maaskri, a insisté sur l’importance de faire connaitre la CGMP, laquelle, selon lui, est un trait d’union entre les institutions de l’Etat et les opérateurs économiques. La rencontre va permettre, selon le chef de l’exécutif, de s’informer sur des différentes modifications contenues dans le code des marchés publics. Revenant sur les différents plans de développement dont a bénéficié la wilaya de Bouira, M Maaskri a fait savoir qu’entre 99 et 2009, Bouira s’est vue accorder une cagnotte de près de 96 milliards de dinars. A cela, s’ajoute une enveloppe de 188 milliards de dinars accordée au titre du quinquennal 2010/2014. Ces programmes, a soutenu le wali, vont contribuer à l’amélioration du quotidien des populations, mais visent aussi à réaliser de nouveaux équipements et à en réhabiliter d’autres. Toujours à propos des opérations de développement en cours, le wali a cité le nombre de 757 opérations, dont le coût de financement avoisine les 111,5 milliards de dinars. Selon lui, 133 opérations ne sont toujours pas lancées, alors que 642 autres ont été inscrites dans le cadre des PCD. Le montant des projets du PCD s’élève à près de 9, 7 milliards de DA, apprend-t-on. A propos des raisons qui font que de nombreuses opérations ne soient pas encore lancées, le premier magistrat de la wilaya a cité notamment, les manques en termes de moyens de réalisation, d’encadrement technique et de foncier. La non maitrise des études techniques, est un autre écueil relevé par le wali. Le directeur général de la CGMP, Aomar Ait Larbi, qui lui succèdera au perchoir, a fait un exposé détaillé sur la Caisse et ses missions, revenant plus particulièrement sur les lois régissant les marchés publics et les modifications qu’ils ont eu à subir. A propos de la Caisse de garantie, le conférencier dira que cette dernière est un établissement industriel et économique créé en 1998, et qui a pour première mission de faciliter la réalisation des marchés ayant trait aux équipements publics. Quant aux missions de la caisse, M. Ait Larbi les a résumés en plusieurs points. Selon lui, la caisse peut octroyer des garanties et autres cautionnements exigés par le maitre d’ouvrage aux entrepreneurs. Il citera, entre autres, la caution de soumission d’avant le marché celle de la bonne exécution et les avances de trésorerie. La caisse, selon lui, a aussi pour mission d’accompagner les entreprises privées tout au long de leurs projets, en proposant un accompagnement complet. Son établissement, expliquera-t-il, est parmi une dizaine d’organisme à proposer ce genre de financements. L’institution publique a cet avantage de proposer des coûts meilleurs et des réponses accélérées, et ce, en termes de traitement de dossiers, a fait remarquer le DG. Les délais, affirme le conférencier, n’excèdent pas plus d’un mois. Pour ceux qui disent que la caisse n’est pas connue et qu’elle ne traite, souvent, qu’avec les grosses entreprises, le DG a fait savoir que « son établissement dispose d’un portefeuille de 1750 clients, répartis entre 80 grandes entreprises et 1670 PME », Selon M. Ait Larbi, jusqu’à fin 2012, la caisse a recensé près de 74 000 transactions d’un montant de près de 300 milliards de dinars. Près de 2987 avances de trésorerie d’un montant de 37 milliards de DA ont été octroyées depuis 2006, selon l’intervenant qui n’a pas omis de noter que son établissement ambitionne, à l’avenir, d’acquérir plus de parts de marchés et d’améliorer ses prestations de service. L’autre point abordé par le directeur général de la CGMP, dans son exposé a trait aux marchés publics, leur gestion et les aspects juridiques et réglementaires les régissant. Les différentes modifications contenues dans le nouveau code des marchés seront également évoquées par le conférencier. Ce dernier a eu, à l’ouverture du débat, à écouter les interrogations des élus, entrepreneurs et cadres de l’administration et à y apporter quelques éclaircissements.
D. M.
