La réalisation d’une nouvelle infrastructure publique, qui abritera les services de l’inspection du commerce, a été accordée à la commune de Boghni, dans le cadre des projets financés par la direction du commerce. Cet équipement public mettra fin au calvaire que vivent actuellement les commerçants de toute la daïra, obligés qu’ils sont de se déplacer soit à Tizi-Ouzou soit à Draâ El Mizan pour tout service ou réclamation. Et pourtant, la vocation de ville commerçante de Boghni, avec une nette extension des activités, méritait bien la présence d’un organisme de contrôle, d’autant plus que le commerce informel dont continue de se plaindre de nombreux inscrits aux registres de commerces a pris des proportions inquiétantes. De ce fait, l’impunité règne toujours, en dépit des sorties des agents de contrôle relevant de l’inspection de Draâ El Mizan, celles-ci étant insuffisantes pour mettre fin à l’anarchie qui règne dans certains quartiers et rues. En effet, la voie publique et les trottoirs sont constamment squattés par les marchands des fruits et légumes et par les échoppes de vente de tabacs. La commune de Boghni reste néanmoins l’une des communes les mieux loties en espaces commerciaux, un domaine qui emploie des milliers de jeunes, avec notamment un marché des fruits et légumes d’une large étendue et bien structuré. Une poissonnerie et un abattoir industriel sont également à signaler.
B. S.
