La célébration de la fête du travail s’annonce, cette année, des plus houleuses. Plusieurs actions sont prévues pour cette journée, dont celle de l’union de wilaya, de Béjaïa, qui prévoit une grande marche de protestation, le 1er mai, à 10h, à partir de la maison de la culture vers le siège de la wilaya.
Une journée des travailleurs que l’UGTA ne veut surtout pas rater pour dénoncer les conditions de travail des ouvriers de plusieurs secteurs et exiger au passage la prise en charge des revendications exprimées par les travailleurs de Béjaïa. À travers un communiqué rendu public, avant-hier, l’union de wilaya dénonce la politique d’« exploitation et de paupérisation » qui est ressentie, selon le syndicat, beaucoup plus chez les travailleurs de la wilaya de Béjaïa. « Au plan local, les travailleurs de plusieurs secteurs de notre wilaya continuent à subir les affres d’une politique d’exploitation qui rend leurs quotidiens difficile», dénonce le syndicat tout en citant les secteurs où les travailleurs luttent, depuis des années, pour changer leur condition de travail, mais en vain. « Les corps communs, les ouvriers professionnels, les agents de sécurité y compris les contractuels, les personnels de la fonction publique, les travailleurs de l’ETR, ceux de SOCERCA d’Amizour, de GETIC El Kseur, les travailleurs du pré emploi et du secteur de textile… », écrit l’UGTA. La marche du premier mai vise à exiger, selon le syndicat, l’abrogation effective et définitive de l’article 87 bis de la loi 90-11, l’intégration des corps communs, les ouvriers professionnels, les agents de sécurité et contractuels dans leurs statuts respectifs, l’augmentation conséquente des salaires pour les travailleurs, la réhabilitation des entreprises publiques en souffrance en garantissant des plans de charge conséquents pour l’ETR, SOCERCA d’Amizour, GETIC d’El Kseur, les textiles, la révision des incohérences des statuts des personnels de la fonction publique, de la santé de l’éducation, de la jeunesse et les sports, des collectivités locales, de la formation professionnelle et les impôts, la sauvegarde des entreprises de notre wilaya et le maintien des postes d’emploi, l’augmentation et l’harmonisation des salaires des retraités, la titularisation des employés qui travaillent dans le cadre des dispositifs sociales l’ANEM et de la DAS et enfin, un plan de développement réel pour la wilaya de Béjaïa sur tous les plans : logement, écoles, routes, hôpitaux, structures sportives et loisirs.
M. H. Khodja

