L’ex-ministre des Télécoms, et non moins farouche opposant à Belkhadem, Boudjemaâ Haïchour, est monté au
créneau pour appeler à en finir avec la crise qui secoue son parti, le FLN, depuis plus de trois mois.
«Trois mois se sont écoulés depuis la 6ème session ordinaire du CC, sans que les membres de cette instance n’aient pu trouver un successeur au poste de SG », est-il mentionné dans un document remis à notre rédaction. Inquiétude relevée également par d’autres redresseurs, mais Haïchour semble insister sur le timing, en appelant à la tenue de la session du Comité central pour l’élection du nouveau secrétaire général « dans les meilleurs délais » Connaissant les rouages du parti et les très plausibles réactions des amis de son « ennemi », Haïchour est allé même jusqu’à mettre sur la table une sorte de feuille de route pour la manière à suivre et les moyens de contourner les écueils, car des accueils il y en aura. C’est ainsi qu’il préconise le contrôle de l’opération électorale par «un collège de trois huissiers de justice relevant de la circonscription du parquet où se déroulera la réunion du CC». Tout en ajoutant qu’«il est nécessaire de passer au vote sur la manière de procéder, soit par main levée, soit par consensus, ou alors par bulletins secrets, et donc par le passage à l’urne». Par ailleurs, et compte tenu de l’importance cruciale du poste de SG pour un parti qui peut se targuer d’avoir en main le gouvernail, les pro-Belkhadem ne se feront pas prier pour réussir à placer un des leurs. Comme il fallait s’y attendre, celui qui ne cache nullement ses ambitions de prendre les rênes du parti, n’a pas été de main tendre avec Belkhadem, à qui il reproche d’être à l’origine des maux que vit le FLN. Commentant les rumeurs sur le probable retour de ce dernier et tout ce qui serait entrain de se « monnayer » afin qu’il succède à lui même, le plus farouche des opposants de l’ex SG trouve la manière «peu civilisée» et manquant de discernement, en considérant que Belkhadem a été « chassé par la porte et tente de revenir par la fenêtre », lit-on dans le communiqué. En tout état de cause, l’ensemble des militants, toutes tendances confondues, semblent partager l’idée de revenir sur la scène politique, en rejetant toute forme de stagnation, même si certains persistent à attendre des appuis venant de quelque part, peut-on lire encore. Ceci pour le fond, et pour la forme, Boudjemaâ Haïchour appelle à « aller vers le verdict de l’urne pour élire le SG, car il y a difficulté à trouver l’homme consensuel », souligne-t-il.
Ferhat. Zafane.

