La dépendance alimentaire de l’Algérie n’est un secret pour personne : chaque année, des milliards de dollars qui auraient pu être consacré à d’autres secteurs servent à payer notre pain, notre lait et les autres aliments dits de nécessité. Les céréales, qui ont été au débat des sixièmes rencontres franco-algériennes sur les céréales, qui se sont tenues au début de ce mois à Alger, ont montré combien notre pays dépend, dans ce domaine, de l’étranger. A cause de la part importante de ce type d’aliments dans la société algérienne, les besoins annuels sont estimés à plus de 5 millions de tonnes. Les céréales sont importées de plusieurs pays, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie mais la France, qui présente l’avantage d’être proche, ce qui réduit les coûts de fret, reste notre principal fournisseur. Pour la saison 2004-2005, elle nous a vendu 1,9 million de tonnes de blé tendre et 650 000 tonnes de blé dur. Ce pays compte renforcer ses exportations, les fournisseurs tentent aussi, ainsi qu’il a été souligné au cours des journées sur les céréales, de lancer une dynamique de communication et de coopération avec les Algériens, notamment en matière de contrôle de la qualité et de stockage. La préoccupation de l’Algérie, c’est de réduire la facture alimentaire, en relançant la production céréalière. Les efforts fournis dans ce domaine commencent à donner leurs fruits puisque pour cette année qui est en train de s’achever, les importations sont de l’ordre de 800 millions de dollars, alors que l’année dernière elle ont été de 2 milliards. Un effort à continuer !
S. Aït Larba
