Plusieurs dizaines d’oliviers centenaires ont été déracinés par les engins des travaux publics ,utilisés par
l’entreprise chargée de la réalisation du projet de canalisation de la conduite d’irrigation, dans les légendaires plaines d’Oughazi, entre la nouvelle-ville de M’Chedallah et Raffour.
Des citoyens se sont opposés à la destruction de ces oliviers, déjà centenaires, plantés en ligne droite sur environs 1kms. «Ça a laissé un triste décore. Ils auraient pu trouver une solution pour sauver ces arbres en utilisant une tronçonneuse pour les débrancher selon les techniques de la taille sans les abîmer, puis ils les replanteront sur les lieux même. Malheureusement, ils n’ont d’yeux que pour l’avancement des travaux du projet », dira un citoyen. Le « massacre » de ces arbres a été perpétré à moins de 300m de la subdivision agricole et celle de l’hydraulique dont les responsables affirment tout ignorer à propos de ce projet qui est de type sectoriel dont le suivi technique incombe aux directions de wilaya, ce qui est plus grave, car ces terres sont la priorité de l’Etat dont une partie revient aux OAIC et le reste aux domaines. L’alerte faite par les citoyens de Raffour n’a fait réagir aucune autorité mis à part le maire de M’Chedallah qui a promis d’arrêter l’arrachage des oliviers. A noter sur un autre volet que l’entreprise Ifri, spécialisée dans la production d’eau minérale et des boissons gazeuses, a lancé une opération de plantation des arbres, selon les citoyens de cette localité. Cette opération, qui consiste à récupérer les oliviers adultes qu’on déracine pour réaliser des projets d’utilités publiques, a été entamée depuis l’année passée. Pour qu’elle paye rubis sur ongle selon le barème officiel et que cette centaine d’oliviers brutalement arrachés et détruits auraient été facilement sauvés et même capitalisés au profit de la collectivité ou aux chômeurs de la région qui auraient fait des gains substantiels sachant que la souche d’un olivier adulte peut atteindre jusqu’à 30 000 DA. Notons, enfin, pour conclure, que ce projet de canalisation, qui n’est qu’à ses début, traversera d’importantes oliveraies des plaines de M’Chedallah et de Chorfa. Les services concernés tel que les responsables de l’agriculture et de l’hydraulique doivent faire le nécessaire pour éviter d’autres actions consistant à détruire les oliviers dont la qualité de l’huile est classée 1ère à l’échelle mondiale durant un concours international au salon de l’agriculture, à Paris, en 1933, et détient toujours la haute marche du podium en matière de classification.
Oulaid Soualah

