Tizi-Gheniff Ils réclament une aire de jeux – Les jeunes de Tiâchach ferment la mairie

Les jeunes du village Tiâchach, sur les hauteurs de Tizi-Gheniff, ont exprimé leur ras-le bol, avant-hier, en organisant une action de protestation qui a consiste en la fermeture de la mairie dès la matinée. « Ils se sont organisés et ont agi seuls, mais en tant que comité de village, nous les avons soutenus », nous a déclaré un membre du comité de village. Et à un autre d’ajouter:  » nous n’avons rien. Même cette aire de jeux promise depuis longtemps est loin d’être achevée afin de casser la monotonie que vivent les jeunes ». En effet, la principale revendication de ces jeunes était axée sur la livraison rapide de cette aire de jeux. « On a entendu parler d’une enveloppe supplémentaire pour l’achèvement des travaux, mais rien ne pointe à l’horizon. On nous mène en bateau et on nous renvoie d’une procédure à une autre. À quand la relance de ce projet? », s’interrogera un autre intervenant. Le maire et les autres élus ont reçu une délégation représentant les protestataires. A la fin de la réunion, le maire les a rassurés que d’ici mardi prochain, ils auront une réponse définitive à ce sujet. « D’ici mardi, si nous ne voyons pas l’entreprise sur le terrain, nous reviendrons et nous fermerons la mairie jusqu’à l’aboutissement de cette revendication », nous confiera un membre de la délégation. Après la réponse du maire, les jeunes ont libéré les lieux. Dans ce village, les jeunes souffrent de tous les manques. En plus du chômage, ils sont livrés à eux-mêmes, n’ayant ni aire de jeux, ni foyer pour jeunes. « Nous avons une équipe de football, mais c’est à Tizi-Gheniff, Draâ El-Mizan ou encore M’Kira que les jeunes se déplacent pour jouer, moyennant des frais de transport qu’ils ne peuvent à chaque fois assumer. Parfois, nous ne rentrons que tard dans la nuit. Comment voulez-vous que ces jeunes soient calmes et sereins? Ils n’ont rien, ils vivent dans l’oisiveté et s’adonnent à tous les vices », conclura un dernier intervenant. Devant cet état de fait, les jeunes de Tiâchach sont décidés à aller jusqu’au bout de leurs revendications.

Amar Ouramdane