Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) a appelé les enseignants-correcteurs des copies du BAC à observer, demain, un arrêt de travail de deux heures dans tous les centres de correction. A travers cet arrêt de travail auquel le Cnapest a appelé qui sera observé faut-il le signaler, de 10h à midi, ce syndicat veut interpeller le ministère de l’Education nationale sur les incidents qui ont émaillé certaines épreuves du Baccalauréat session 2013. « Cette action sera également une occasion pour ces enseignants-correcteurs du BAC de réfuter les atteintes portées au pouvoir pédagogique chez les enseignants, et ce, en respectant les décisions émanant des conseils de classes et des commissions de discipline », a expliqué le chargé de communication et de l’information au sein du Cnapest, M. Messaoud Boudiba, contacté hier au téléphone. Réuni la semaine dernière, le bureau national du Cnapest a envoyé les rapports relatifs aux incidents qui ont marqué quelques épreuves du BAC, établis par des surveillants à travers plusieurs centres d’examen, au ministère de l’Education nationale et à l’Office national des examens et des concours. Toutefois, le bureau national du Cnapest exige une commission d’enquête pour connaître les raisons qui ont provoqué ces incidents, et les mesures qu’elle entreprendra suite à cette enquête. Aussi, le Cnapest exige des « sanctions sévères » contre les candidats coupables de tricherie et de tentatives d’agression sur des surveillants, pour que ce genre d’incidents ne se reproduise plus. Le chargé de communication et de l’information du Cnapest fera savoir, dans ce sens, que la responsabilité de ces graves dépassements incombe à l’administration qui a, selon lui, porté atteinte « non seulement à la crédibilité du BAC, mais aussi au pouvoir pédagogique chez l’enseignant ». Pour M. Messaoud Boudiba, plusieurs facteurs sont à l’origine de ces incidents enregistrés lors des épreuves du Baccalauréat. Il cité à titre illustratif, « la négligence du ministère de l’Education nationale quant à l’éradication du phénomène de la violence en milieu scolaire ». Sur ce dernier point, le chargé de communication et de l’information de cet organisme syndical a indiqué que le Cnapest a, à maintes reprises, « tiré la sonnette d’alarme quant à ce phénomène qui a pris des proportions alarmantes, mais en vain ».
L. O. CH
