135 huileries fermées à Tizi-Ouzou

Cent trente-cinq huileries ont été fermées dans la wilaya de Tizi-Ouzou cette saison.

Les fermetures ont été ordonnées par la direction de l’environnement, suite à une opération d’inspection menée à travers le territoire de la wilaya. Une wilaya qui compte 500 huileries.

Ces dernières ont été visitées par la commission d’inspection diligentée par la direction de l’environnement. Parmi les 135 huileries fermées, une trentaine ne possède pas d’autorisation d’exploitation, les autresne respectent pas les normes exigées, relatives notamment à la protection de l’environnement.

D’aucuns savent que les huileries dégagent des déchets néfastes pour l’environnement, lors de la trituration des olives. Il était donc nécessaire de concevoir, comme cela a été ordonné, par les services concernés, des bassins pour contenir ces rejets. C’est justement ce détail de taille, négligé par les propriétaires de ces huileries, qui est le principal motif de la fermeture. Pas moins de 29 huileries ont été fermées à Draâ El Mizan, 27 à Aïn El Hammam, 20 à Maâtkas, 14 à Ouadhias…

Il est à noter que depuis 2006, ces unités de production d’huile d’olive ont été soumises à des autorisations délivrées par l’administration locale.

Cette action a été initiée afin d’organiser l’activité qui enregistrait à l’époque déjà un essor après l mise en œuvre du dispositif ANSEJ.

Aussi, cette opération visait à mettre les gérants et propriétaires des huileries en conformité avec les normes de la production. La protection de l’environnement reste le souci majeur des responsables locaux de la wilaya de Tizi-Ouzou.

D’ailleurs, chaque année, au lancement de la campagne oléicole, une commission d’inspection se lance sur le terrain pour veiller au grain.

L’environnement dans la capitale du Djurdjura va mal avec notamment la multiplication des décharges sauvages. Le deversement des déchets des huileries n’aura fait qu’aggraver la situation sachant que ces rejets sont polluants.

Signalons, par ailleurs, qu’un nombre important d’huileries ont baissé rideau cette année, exceptionnellement à cause de la mauvaise production d’olives. Une production qui a considérablement baissé par rapport à l’année précédente.

Cette situation, si elle a engendré la fermeture de ces huileries, a entraîné une hausse vertigineuse du prix d’huile d’olive, affiché dans certains endroits à 500 DA le litre.

Les pères de famille craignent le pire dans les jours à venir.

M. O. B.