Les transporteurs de 11 localités en grève

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Les transporteurs de la nouvelle station (Ex EDIMCO) qui ont été délocalisés, vendredi passé et desservant les 11 localités que sont Draâ Ben Khedda, Tadmaït, Tigzirt, Mizrana, Makouda, Tirmitine, Tala Bouzrou, Tharihant, Boudjima, Attouche et Sidi Naâmane, ne décollèrent pas .

La journée d’avant-hier et d’hier ont été classées sous le signe de la protestation. En effet, avant-hier, les transporteurs de la nouvelle station (Ex EDIMCO) ont fermé la RN12 à la circulation, et hier, ils ont observé une grève, suivie à 100% par les transporteurs des 11 localités. Ils menacent d’entamer une grève illimitée jusqu’à satisfaction de leur revendication, à savoir une vraie station aux normes requises.

Nous sommes tombés des nues, lors de notre déplacement au niveau de cette fameuse station, qui n’en est pas une ! En fait, c’est une côte qui prend naissance au niveau de la RN12, une route à deux voies d’environ 01 km, fraîchement goudronnée, qui se termine au niveau du portail de l’ex école de formation professionnel de jeune fille de Tala Alam, aujourd’hui reconvertie en caserne de la brigade mobile de police judiciaire (BMPJ). Nous avons pu constater, une fois sur les lieux, que les fourgons sont garés en file indienne sur les deux côtés de cette route, lesquels endroits sont censés être des trottoirs ! Des lignes haute-tension traversent également cette fameuse route, sur le côté gauche, se retrouvant ainsi juste au dessus des fourgons. Par ailleurs, le nombre de fourgons qui desservent ces 11 localités avoisine les 800, et de ce fait, cet endroit ne peut en aucun cas les contenir tous, pour une raison très simple, il y a environ 20 mètres entre les fourgons d’une localité et ceux d’une autre. C’est d’autant plus impossible que la localité de Draâ Ben Khedda, à elle seule, compte plus de 120 fourgons. Il y en a plus de 80 pour Makouda, une cinquantaine pour Tadmaït…etc. A noter que les seules commodités existantes au niveau de cette station se limitent à quelques abribus sur lesquels sont écrits en grand caractère les noms des localités desservies. Nous avons constaté en marge de cette visite, que cet endroit est, en fait, une zone industrielle qui compte, notamment, une briqueterie, un dépôt de boissons et une cimenterie. Et cela engendre un défilé incessant de poids lourds qui sortent, généralement, chargés des usines qui se trouvent tout au long de cette route, et à l’ouverture des portails de ces usines, les fourgons sont dans l’obligation de céder le passage à ses monstres en ferrailles qui ont généralement des remorques énormes, comme ont a pu le constater sur place. L’un des grévistes nous dira: « Nous n’avons pas été associés à ce projet. Personne ne nous à avisés de la décision de nous délocaliser. Elle est tombée sans préavis. Comme vous pouvez le constater, nous nous trouvons sur une route à deux sens qui n’a rien à voir avec une station digne de ce nom. C’est, en plus, une zone industrielle, les gardiens de ces usines ne nous laissent pas tourner devant leurs portails, tout comme les éléments de la BMPJ ne nous nous laissent pas tourner au niveau de leurs portail pour des raisons de sécurité. Il passe pratiquement un poids lourd toutes les cinq minutes. Ajouter à cela, il n’y a absolument aucune commodité les sanitaires sont inexistant, et il n’y a aucun commerce dans les environs. C’est un véritable désert…c’est une catastrophe ! ».

Karima Talis

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