Boumerdès

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Fermé suite aux dégâts qu’il avait subis lors du séisme du 21 mai 2003, le complexe agroalimentaire de Corso n’a pas encore repris ses activités.  Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Ben Aïssa, en visite dans la wilaya de Boumerdès, avait pourtant fixé l’échéance de février 2013 pour la remise en service graduelle de ce complexe étatique. Une instruction a été donnée, alors, par le même ministre, pour que la boulangerie, faisant partie du complexe, se remette à fabriquer du pain avant le début du Ramadhan 2013. Le ministère de tutelle prévoyait, donc, comme première étape, de redémarrer la semoulerie et la minoterie, ainsi qu’une expertise sur les effets du cataclysme d’il y a dix ans sur les deux silos du complexe. « Des silos que l’on devait, sur la base de la dite étude, soit démolir, soit conforter », avait encore expliqué le haut commis de l’état, en laissant entendre que le coût de l’opération de confortement s’élève à 14 milliards de centimes. La réouverture de ce complexe est attendue avec impatience, et pour cause, aussi bien par les 800 employés exclus suite à l’endommagement des deux silos cités que par les agriculteurs de la région, durement pénalisés à présent, à cause de l’absence d’autres zones de stockage dans la wilaya. « Ce complexe, dont la seule boulangerie fabriquait 240 000 baguettes/jour, pouvait emmagasiner jusqu’à 1 250 000 quintaux de céréales », rappellent enfin des travailleurs  de cette entité économique, irrités par les sempiternelles fausses promesses des hauts responsables de mettre fin à leur calvaire.

Salim Haddou

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