Athlétisme : Messad Samira, sociétaire du Club Sportif Hammadites de Béjaïa – «Retrouver la sélection nationale»

Messad Samira, sociétaire du Club Sportif Hammadites de Béjaïa (CSH Béjaïa), est l’une des plus anciennes athlètes toujours en activité de la wilaya de Béjaïa. Elle vient de remporter deux médailles d’argent, au championnat national Open qui s’est tenu au stade annexe SATO, du complexe olympique Mohamed Boudiaf. Elle répond à nos question dans l’entretien suivant :

 

La Dépêche de Kabylie : Vous venez de remporter 2 médailles d’argent au championnat national Open. Quelles sont vos impressions ?

Messad Samira : Je suis très contente, car je reviens de très  loin. Beaucoup de gens croyaient que je pouvais plus revenir à un bon niveau. Pendant 4 longues années, j’ai beaucoup souffert. Ce furent des années de galères, à cause de blessures à répétition, combinées à un manque criant des moyens de préparation. Hamdoulillah, j’ai pu remonter la pente, grâce à mon entraîneur, Boucherba Laâlam,  son adjoint Foughali, le manager du  CSHB, Soltana Youcef et bien sûr ma famille qui m’a toujours soutenue notamment dans les pires moments de ma carrière sportive.

Quel est  le secret de votre réussite et de ce retour en force?

 Il n’y a pas de secret, si ce n’est le travail et le sérieux. Tout au long de ce passage à vide, je me suis entraînée presque tous les jours, avec un programme très chargé avec un régime et une hygiène de vie très stricts.

Qu’en est-il des moyens et des conditions de travail ?

Vous savez, l’athlétisme n’est pas le football. Il nous est très difficile de trouver des sponsors ou des mécènes qui veuillent investir dans notre discipline. Elle n’attire malheureusement pas la foule. C’est la raison principale qui fait que nos moyens sont dérisoires. Malgré cela, je remercie mon club, pour le cadre et l’aide qu’il me procure. En dépit de sa jeune expérience sur la scène sportive locale, ses dirigeants n’ont lésiné sur aucun moyen, pour m’aider à bien me préparer cette saison.

Peut-on en savoir plus sur vos débuts dans la discipline et votre palmarès ?

J’ai commencé en 1996 au MBB avec cheikh Azzedine Oukaci. C’est lui qui m’a tout appris et je n’oublierai jamais son aide et le soutien du club même après ma séparation. J’ai été championne d’Algérie dans toutes les catégories, j’ai eu des médailles d’or au cross en benjamine, aux 250 mètres haies en minimes, aux épreuves combinées en cadette et aux 400 mètres haies en juniors. J’ai participé à différentes compétitions internationales avec l’équipe nationale, que ça soit au niveau maghrébin ou arabe. J’ai même été vice-championne du monde au lancer du poids, au championnat du monde scolaire cadets qui s’est déroulé à Istanbul (Turquie).

Des projets pour l’année prochaine ?

Oui, les championnats d’Afrique seniors Inchalah. La sélection nationale me manque et j’ai envie de défendre les couleurs nationales à nouveau.

L’occasion vous est offerte ici pour demander de l’aide aux responsables concernés…

Mon appel s’adressera à la DJS de Béjaïa et à la Fédération algérienne, que nous sollicitons pour des stages de préparation. Mon rêve serait également de trouver un sponsor pour  mon club, le CSHB.

Vous êtes l’une des plus anciennes athlètes toujours en activité à Béjaïa. D’ou vous vient cette volonté surtout que votre spécialité les 400m haies, est la plus dure et la plus complexe ?!

J’ai la chance d’avoir toujours eu le soutien de ma famille. Mon frère et  ma mère m’encouragent au quotidien dans la pratique de ma passion sportive. J’ai fait une promesse à mon défunt père, Allah Yarahmou, celle d’être toujours à la hauteur et de donner le meilleur de moi-même, soit aux entraînements soit dans les compétitions. Il est donc de mon devoir de tenir cette promesse.

Un dernier mot ?

 Je  remercie tout ceux qui m’ont aidée, de près ou de loin : mes coach, Boucherba et Foughali, mes anciens entraîneurs, Azzedine Oukaci et Farid Issad, Dda  El Djoudi Messaoudi, mon Club le CSHB et M. Youcef Seltana. Je rends grâce à dieu qui m’a donné la volonté et la force de surmonter mes problèmes et mes blessures. J’ai comme objectif, Inchalah, d’honorer la wilaya de Béjaïa encore plus dans mes prochaines compétitions. Je tiens également à remercier mon journal préféré La Dépêche de Kabylie pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer.

Entretien réalisé par

Zahir Hamour