Des ménages du centre de la commune de Barbacha vivent le stress hydrique depuis, plus de deux mois, en raison des travaux de modernisation de la RN 75, entre cette municipalité et celle de Kendira, lesquels ont causé des dommages sur la conduite d’adduction de la source de Gamath alimentant cette partie de la commune. Cette pénurie a laissé 750 familles sevrées d’eau potable, selon M. Toufik Adnane, le chargé des affaires courantes de la commune, qui n’a pas manqué d’endosser la responsabilité de la situation au chargé du projet des travaux routiers, en l’occurrence le subdivisionnaire des travaux publics d’Amizour « qui n’a pas daigné répondre au SOS de la commune », rajoutera notre interlocuteur. Même la correspondance du wali au directeur des travaux publics de la wilaya de Béjaia en, date du 12 juin dernier, et qui a fait suite à la requête du chargé des affaires courantes de la commune de Barbacha, n’a pas changé d’avis aux responsables du projet à se lancer dans les réparations du réseau abîmé afin de mettre fin à la détresse du manque d’eau aux familles. « À ce jour, aucun engagement de la part de l’entreprise, responsable des dégâts, à venir à bout du problème, alors que nous usons de toute notre diplomatie pour calmer les esprits qui se chauffent suite à ce calvaire », indique ce responsable local sans omettre de s’exprimer sur les difficultés financières et de la crise perpétuelle que vit la commune de Barbacha. Un calvaire qui peut se dégénérer en un soulèvement si l’on tarde à se pencher sur ce cas par mettre fin à un sevrage de la population en ce précieux liquide, du fait que celle-ci voit d’ores et déjà d’un mauvais œil cette lenteur dans la réparation des dégâts occasionnés et qui devraient être pris en charge en urgence. En ces temps des grandes chaleurs et de surcroît en plein mois de Ramadhan, la consommation d’eau devient accrue pour les ménages qui trouvent du mal à s’en procurer. Alors qu’au niveau de l’endroit où sont causés les dégâts sur le réseau AEP, l’eau coule à flots pour se déverser dans la nature laissant les robinets à sec.
Nadir Touati
