Le projet de réalisation d’un ovoïde d’une longueur d’un kilomètre et demi, dont la commune des Ouadhias avait bénéficié il y a quelques années, n’a pas encore démarré.
Un projet d’envergure qui va, à coup sûr, mettre un terme au calvaire enduré notamment par les riverains occupant les habitations sises près de cet Oued qui traverse la municipalité. La rivière dégage des odeurs nauséabondes qui constituent une vraie menace pour la santé des citoyens. La situation est devenue insupportable en cette période des grandes chaleurs. À ce sujet, un habitant du centre-ville s’insurge : « Nous endurons le calvaire, depuis fort longtemps. Notre santé et celle de nos enfants sont menacées. On est exposé au danger des maladies MTH. On ne sait vraiment quoi faire devant un tel désastre écologique ? ». Un autre riverain souligne : « Les fenêtres et les portes de nos maisons doivent être souvent fermées, pour empêcher l’entrée des odeurs nauséabondes et les différentes insectes, qui prolifèrent en ces égouts à ciel ouvert, à l’intérieur des maisons». Un autre citoyen, lui aussi est irrité par cette situation, regrette : « Les responsables concernés doivent lancer les travaux de réalisation de cet ovoïde que nous ont promis, à maintes reprises, des hauts responsables du gouvernement, entre autres, l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de sa visite à la région, alors ministre des Ressources en Eau. Rien ne s’est fait par la suite. Le projet est resté au stade des promesses ! ». Contacté par nos soins, le maire notera avec regret : « Le projet est non seulement retardé. Mais il a bloqué entre temps un autre projet, celui de la décharge contrôlée». Et d’ajouter pour étayer ses dires : « Des promesses ont été faites par plusieurs responsables du secteur, notamment par les deux ministres, Sellal et Nacib, mais rien n’a été encore fait pour mettre un terme à ce problème épineux ». Il est à noter que les travaux de réalisation de la décharge contrôlée sont actuellement à l’arrêt pour une simple raison : « Les rejets des eaux usées ne sont pas encore effectués, c’est-à-dire que l’ovoïde qui va recevoir ces eaux n’est pas encore réalisé », expliquera le maire. Pour l’heure, les habitants « nous faisaient de la pression, mais quoi faire ? La mairie, toute seule, ne peut jamais réaliser cet ovoïde ». Pour cela, « nous interpellons le Premier ministre, Sellal, et le ministre en charge du dossier environnement de se pencher sur notre problème qui est d’ordre environnemental et qui porte atteinte directement sur la santé publique ».
A. G.
