En dépit des assurances des directions du commerce, concernant la permanence dans l’ouverture des commerces durant les jours de l’Aïd, les citoyens ont vécu, cette année encore, le même scénario de pénurie des denrées alimentaires. Au premier jour de l’Aïd, les Algérois se sont retrouvés contraints de faire le tour des communes de la capitale, à la recherche de la moindre baguette de pain ou du moindre sachet de lait. Deus aliments pratiquement absents même dans les quelques épiceries qui ont assuré le service. « J’habite à Rouisseau où toutes les boulangeries sont fermées, alors je me suis déplacé jusqu’à la Place du 1er mai pour acheter du pain », a indiqué un citoyen. Un autre dira : « je n’ai pu avoir que deux baguettes, à 6h du matin. Le seul boulanger qui a assuré le service a servi une quantité limitée de pain ». De son côté le porte-parole de l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), EL Hadj Tahar Boulenouar, a confirmé hier, que le permanence durant les deux jours de l’Aïd n’a pas été complètement assurée, contrairement aux engagements pris par les directions du commerce. « Environ 7000 boulangeries seulement ont assuré le service. A Alger 300 seulement ont respecté leur engagement », a-t-il indiqué. En précisant que cela est dû au manque de coordination entre les directions du commerce et les commerçants, notamment les boulangers qui n’ont pas été consultés lors de l’établissement des listes de ceux qui devaient assurer la permanence. « La direction du commerce de la wilaya d’Alger n’a pas contacté notre bureau quant à la désignation les boulangers concernés par la permanence durant l’Aïd », a fait savoir le porte parole de l’UGCAA. Ce dernier a tenu à remettre en cause, également, les coupures récurrentes d’électricité à la veille de l’Aïd, « les boulangers ont eu peur de revivre ce scénario les jours de l’Aïd, car cela leur fait perde le double », a-t-il noté.
Samira Saidj
