Réalisée en 1990, l’agence postale de Toghza, mise en service dans la même année, n’a jamais bénéficié d’une quelconque opération de rénovation ou d’entretien. Elle offre un lamentable décor de délabrement et d’usure incompatible avec une institution étatique à caractère public. Composée d’une seule pièce exiguë séparée en deux dont une partie est sommairement aménagée en salle d’attente, l’agence postale ressemble plutôt à une cellule mal éclairée où règne une étouffante pénombre, malgré le fait qu’elle enregistre une moyenne d’une centaine de clients, quotidiennement, avec une affluence record durant les échéanciers des pensions et retraites sachant que les citoyens de toute la partie Est de Chorfa et ceux des agglomérations limitrophes de Tazmalt wilaya de Béjaïa la préfèrent à cause de sa proximité et les prestations de services forts appréciables de son personnel, selon des témoignage recueillis sur place. Le service est assuré par un agent receveur et deux employés. Ces dernières sont recrutés dans le cadre du pré-emploi. Jusqu’au mobilier de bureau, dont exception faite de quelques micros ordinateurs et d’un climatiseur qui affichent le même état d’usure au même titre que les murs de façades tant intérieurs qu’extérieurs non ravalées depuis la mise en service de cet établissement. Les responsables du secteur doivent intervenir pour redonner à cette institution étatique son image d’antan. Nous apprenons sur un autre volet que ce service subit les retombées de fréquentes chutes de tension électriques, notamment durant l’été. Une contrainte qui ne disparaîtra qu’avec la mise en service d’un nouveau transformateur en cours de réalisation. Notons, enfin, pour conclure, que la plupart des bureaux de poste de la daïra de M’Chedallah ont renoué avec la pénurie de liquidité durant la dernière semaine du mois de Ramadhan.
Oulaid Soualah

