Les piscines en construction au niveau des différentes localités de la wilaya de Bouira semblent être frappées par la même malédiction: les retards !
Ainsi, tout comme celle de Kadiria, Bechloul, Bir Ghbalou, le projet d’une piscine semi-olympique de Aïn Bessam, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest du chef- lieu de la wilaya de Bouira, n’en finit pas d’accumuler les retards. En effet, depuis son lancement, il y a de cela presque trois ans, plus précisément au mois de septembre 2010, cette structure sportive avance à pas de tortue. Initialement, sa livraison était prévue 16 mois plus tard, c’est à dire au mois de mars 2012. Cependant, nous sommes au mois d’août 2013 et cette piscine n’est toujours pas réceptionnée. Le gros des travaux de cet établissement sportif est presque achevé certes, comme il nous a été donné de constater lors de notre passage sur les lieux, mais plusieurs points, ayant trait à des aspects techniques, restent encore à terminer avant l’achèvement total des travaux. Et c’est bien là que le bat blesse! Car ces problèmes techniques perdurent depuis des mois, sans qu’aucune autorité daigne les prendre en charge. » Nous sommes las d’attendre! Ce projet traîne sans qu’on sache pourquoi », affirme bon nombre de citoyens. D’ailleurs, depuis mars 2012, ce chantier a connu plusieurs dates » prévisionnelles » de livraison, mais aucunes d’elles n’a été respectées. À ce propos, un élu de l’APC nous a indiqué que le retard est dû,; notamment, à l’arrêt des travaux pendant plusieurs mois, ainsi qu’au temps pris pour choisir l’entreprise réalisatrice. Cette entreprise a, faut-il le préciser, été à maintes reprises, » épinglée » par l’ex wali de Bouira, Ali Bouguerra. Ce dernier l’avait carrément menacée de résilier son contrat. Mais ces menaces n’ont pas été mises en exécution. En revanche, des instructions fermes ont été données par les responsables de la DJS et de l’APC à l’entreprise réalisatrice pour accélérer les travaux. Récemment encore, le premier magistrat de la wilaya, M. Maaskri, a eu à constater de visu que les travaux piétinaient encore. Sans incriminer personne, il s’est juste contenté d’exiger que les nouveaux délais contractuels, fixés à septembre prochain, soient respectés. Néanmoins et au vu du rythme actuel des choses, il est fort à parier que cette livraison, tant attendue, devrait encore être repoussée. Rappelons que ce complexe sportif, dont l’enveloppe financière est de près de 120 millions de dinars, a une capacité d’accueil de 500 places, avec un système de régénération et d’un chauffage d’eau.
R. B.

