Sous de favorables auspices

Loin de verser dans un optimisme béat, les agriculteurs de la wilaya de Bgayet n’en entrevoient pas moins la présente campagne de labours-semailles sous de favorables aupices, car, en dehors de quelques anicroches liés aux aléas climatique auxquels les hommes de la terre ont d’ailleurs fini par s’accommoder, l’opération poursuit normalement son cours. Selon une source de la Chambre de l’agriculture de Bgayet, sur les 9980 hectares de terre à emblaver dont 5500 ha de blé dur, 400 ha de blé tendre, 4000 ha d’orge et 80 ha d’avoine, près de 40% ont été réalisés au 20 novembre 2005. Une faible proportion de ces opérations est réalisée en « intensifié » et bénificie des soutiens de l’Etat. Les autres parcours relèvent du programme ordinaire. De nombreuses rencontres avec les agriculteurs ont été organisées au cours de ces deux derniers mois par la Chambre de l’agriculture de Bgayet. Les recommandations sur la bonne conduite de la culture céréalière ont essentiellement porté sur la nécessité d’utiliser des semences traitées fournies par l’UCA (Union des Coopératives agricoles) et le non moins important respect de l’itinéraire technique. Cela passe par l’alternance des cultures (assolement), une préparation correcte du sol (labours de printemps et d’automne), un lit de semence approprié, un bon engraissement…Mais force est de relever que, par souci d’économie, de méconnaissance de la profession et bien d’autres contraintes, peu d’agriculteurs s’en tiennent à ces normes techniques modernes. En effet, hormis les grands domaines types EAC et EAI, l’immense majorité des terres cultivées sont des micro-parcelles issues des morcellements successifs où l’on en est encore aux méthodes tradinionnelles de culture telles que le semis à la volée ou la moisson à la faucille. La typologie des exploitations dont la plupart est située en piémonts à forte déclivité ou en montagne, ne se prêtent pas, non plus, à la mécanisation, donc à la modernisation.

Nacer Maouche