«Pas de rentrée sociale ni scolaire si…»

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La rentrée sociale qui s’approche à grands pas s’annonce agitée à Barbacha. La menace vient du mouvement citoyen, né dans le sillage de la contestation des dernières élections locales. Dans son communiqué 29, sanctionnant les travaux de l’assemblée générale ouverte du 23 août, ce mouvement promet de renouer avec ses actions de rue et avertit qu’il fera de la prochaine rentrée sociale scolaire un « non événement », pour exiger des pouvoirs publics l’application des termes de l’arrêté du wali désignant le S.G de la commune comme ordonnateur. Il faut rappeler, à cet effet, que suite à la situation d’impasse que vit cette commune depuis les dernières élections municipales, et pour assurer un minimum de stabilité le wali avait confié par arrêté le 14 mars dernier, la gestion des affaires communales au S.G, mais il s’est avéré avec le temps, que les prérogatives accordées à cet administrateur local étaient très limitées. « Pas de rentrée sociale ni scolaire si, au minimum, l’application pleine et entière de l’arrêté désignant le S.G comme ordonnateur ne devenait pas effective », clament les délégués du mouvement qui jugent qu’à défaut de cela « il valait mieux pour ce dernier de démissionner de cette responsabilité en le faisant savoir au wali et, advienne que pourra ». C’est dire que le problème est de taille, du fait que des insuffisances et des carences dans le fonctionnement n’ont pas cessé de surgir, et ce, à cause de la responsabilité ‘’limitée’’ confiée à l’actuel chargé des affaires de la commune qui peine à assurer pleinement sa mission. Le Mouvement, rappelant ses revendications principales, qui sont « la désignation d’un nouveau chef de daïra et la dissolution de l’APC » comme seule alternative à la crise qui perdure, réclame aussi l’élargissement des prérogatives de l’actuel responsable communal afin qu’il puisse mener une gestion à la hauteur des besoins urgents de la population. « Nous ne voulons rien d’autre sur le territoire de notre commune, tant que le fonctionnement normal de celle-ci ne sera pas rétabli », lit-on dans le communiqué qui revient par ailleurs sur les difficultés que vit la population de Barbacha en terme de manque flagrant en commodités de base, en bon cadre de vie, stabilité et développement. 

Nadir Touati

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