Réhabilitation des pistes rurales

La wilaya de Bouira dispose d’un réseau de pistes agricole et rural assez dense. Une partie a été réalisée sur les fonds des PCD (plans communaux de développement), les autres sont l’oeuvre des services de l’agriculture et des forêts. Le réseau existant, même s’il présente quelques irrégularités de répartition géographique, joue néanmoins un rôle important dans la vie économique et sociale de l’arrière-pays montagneux ou steppique. L’adage qui dit que. « Le développement vient par la route » est plus que jamais d’actualité tant ce genre d’infrastructure permet la promotion des autres activités par la desserte des parcelles agricoles, l’acheminement des produits et intrants, l’évacuation de la production et l’accés aux services sociaux, administratifs et culturels installés dans les villes. Cependant, ce qui a toujours constitué le talon d’Achille des pistes rurales demeure leur manque d’entretien. En effet, une piste non revêtue et abandonnée à son sort après son ouverture est inexorablement exposée à toutes sortes de dégradations, à commencer par les facteurs climatiques dont le plus important demeure la pluie et les torrents. C’est ainsi que le réseau maillant les différentes communes de Sour El Ghozlane, réalisé par le Service national pendant les années 1980 et par les autres services techniques de la wilaya au cours de la dernière décennie, a beaucoup perdu de son efficacité suite à des dégradations parfois très avancées : chaussée crevassée, ouvrages d’art emportés par les eaux de pluie, fossés et puisards obturés, talus affaissés,…Suite à un diagnostic détaillé relatif à l’état de ces pistes, la conservation des forêts de la wilaya de Bouira a programmé la réhabilitation d’une partie importante du réseau (soit 250 km) et ce dans le cadre du Projet d’emploi rural (PER 2) cofinancé par la Banque mondiale et le Gouvervement algérien. Ce projet, qui s’étale sur une période de cinq ans et qui comporte des actions importantes destinées à créer de l’emploi et à améliorer les revenus des populations de ces zones défavorisées, ne pourra donner ses fruits qu’avec une infrastructure de desserte conséquente. Dans ce cadre, il est aussi projeté l’ouverture de nouvelles pistes rurales (150 km) sur l’ensemble des onze communes touchées par le projet. Actuellement, la maturation des opérations de réhabilitation de ces pistes est à la phase d’étude (impact social et environnemental).

Amar Naït Messaoud