Le malaise s’installe à l’APC de Tizi N’Tleta, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Dans une déclaration rendue publique, avant-hier jeudi, et transmise aux instances locales et de wilaya, les élus du Front des forces socialistes (FFS) accusent le maire d’être derrière « une manœuvre néfaste à l’encontre des élus FFS ». Dans leur déclaration, les signataires écrivent : « Nous avons décidé de boycotter l’assemblée, car nous suspectons que la déclaration (faite le même jour par les fonctionnaires de la mairie) est tout simplement l’œuvre du président de l’APC, qui persiste dans sa politique d’exclusion qui a commencé par isoler les élus FFS, instrumentaliser l’administration… A qui le tour dans les jours à venir ? ». Les rédacteurs expliquent encore : « le premier magistrat, à l’occasion d’une réunion de l’assemblée communale qui s’est tenue, jeudi 12 septembre, et dont l’ordre du jour est l’approbation du budget supplémentaire (BS) de l’exercice en cours, a incité les fonctionnaires de cette institution étatique à observer un arrêt de travail, pour lui exprimer, soi-disant, leur soutien indéfectible ». « Chose qui n’a pas eu lieu en raison de l’illégalité de l’action ». Par ailleurs, les rédacteurs soulignent que « le jour même, une déclaration rédigée au nom des fonctionnaires de la mairie, ne portant aucun cachet ni signatures, fut placardée sur les murs de la mairie, jusque dans la salle de délibération. Ce que nous considérons comme une autre infraction à la loi ». A la fin, les élus du FFS dénoncent le mépris du maire à leur égard : « C’est du jamais vu dans les annales d’une APC ! Un maire, sous une couleur politique, qui pousse le personnel à faire une grève en sa faveur ! Nous jugeons ces agissements néfastes. Ils ne sont que pure violation de la législation », concluent-ils.
A. G.
