Tizi-Ouzou : Le SNCCOPEN a tenu, hier, son conseil de wilaya – Les corps communs et OP s’organisent

Le nouveau syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’Éducation nationale (SNCCOPEN) a tenu, comme prévu, son Conseil de wilaya, hier le 14 août 2013, dans la salle verte du lycée « Rabah Stambouli » de Tizi-Ouzou, sis face à la direction de l’Éducation. Présidé par M. Hallou Mohand Arezki, de nombreux points ont été soulevés par les présents. « Le conseil de wilaya a invité deux délégués par daïra. Nous avons enregistré treize daïras présentes sur les 21 invitées. Les autres se sont excusés pour différentes raisons », nous dira le président. Quant aux points inscrits à l’ordre du jour de la réunion, il nous cite « la structuration du syndicat » qui est un élément indispensable pour notre fonctionnement. « Nous sommes en phase de cette structuration que nous avons à cœur. Le passage dans les établissements est une obligation dont le directeur de l’Éducation nous autorisera à y accéder. Là nous procéderons à l’installation des cellules du syndicat au sein des corps communs ». L’autre point abordé est « l’installation du bureau de daïra ». Les membres du bureau de wilaya préconisent, en premier lieu, la désignation d’un élément relevant de la daïra de résidence pour s’atteler, justement, à contacter les corps communs et les ouvriers professionnels des établissements scolaires de la daïra, dont ils relèvent pour une éventuelle installation d’un bureau de daïra. Le troisième point est celui qui revient à chaque fois dans les discussions et dans les débats, un élément constituant la cause de mouvements de grève, c’est celui des « Œuvres sociales ». Le conférencier attire l’attention des responsables de ces OS sur le fait que : « les enseignants et les directeurs ont été toujours favorisés concernant les prêts et autres avantages des oeuvres sociales au détriment des corps communs et des ouvriers professionnels qui sont, constamment, lésés dans tous les domaines et aspects ! ». Les présents insistent sur l’attribution d’un siège par la direction de l’Éducation : «Nous avons adressé plusieurs demandes et nous attendons toujours une réponse. Plus de cinq correspondances ont été adressées à M. le directeur de l’Éducation pour une éventuelle attribution d’un siège pour notre syndicat et nous n’avons reçu aucune réponse. Nous reformulons notre demande, encore une fois. Dans le cas contraire, nous recourrons à une grève ouverte. Il n’y a pas de raison à ce qu’un ou plusieurs syndicat(s) aient un siège et le nôtre non ! », concède le conférencier qui demande, entre autres, une parfaite « considération des corps communs et ouvriers professionnels de la part des responsables à tous les niveaux du secteur de l’Éducation nationale ! ». Le bureau de wilaya est aussi en phase de préparation du Conseil National « dont la date n’est pas encore arrêtée ! ». Les débats sont enrichissants de la part des présents qui ont exposé les problèmes rencontrés dans l’exercice de leur fonction tels : la suppression des corps des aide-concierge et celui des veilleurs de nuit. Le droit à la formation et au syndicat est incontournable. Les retraités des corps communs doivent avoir les mêmes droits aux prêts avec un échéancier un peu plus long. Un membre a soulevé un point essentiel en soi, c’est celui de la communication qui fait défaut. À ce sujet, le conférencier répondit : «Nous sommes en train de recenser tous les problèmes au niveau des établissements scolaires, car les corps communs sont éparpillés mais constituent une force ! ». Les présents dénoncent la tenue des commissions paritaires au mois de Juillet. « Pourquoi au mois de Juillet ? », s’interrogent-ils. La liberté de grève est donnée à tout fonctionnaire y compris « les contractuels et durant laquelle, une permanence doit être assurée et un service minimum doit être fait ». Un travailleur a soulevé le cas des invalides, travailleur de l’éducation, qui ont ou n’ont pas le droit à des soins gratuits au niveau des OS. « Nous contacterons la CNAS à ce sujet et nous saurons la réponse à donner ! », dira-t-il.

Arous Touil