Le village M’laoua, dans la commune de Bechloul, est parmi les localités qui souffrent le plus en matière de commodités les plus élémentaires. Situé à quelques cinq kilomètres au sud de la commune, ce bourg de 870 âmes réparties sur 250 foyers, se trouve, jusqu’à ce jour, non alimenté en gaz naturel. Pourtant, d’après les propos du président de l’association Tafsut dudit village, leur commune a bénéficié de cette commodité depuis le début de l’année 2000. Selon notre interlocuteur, en sus du chef-lieu de la commune, quatre localités ont été raccordées au gaz de ville et la dernière en date est celle de Lqeyda en 2011. M’laoua, qui n’est qu’à trois cent mètres à vol d’oiseau du lieu où le projet a pris fin, attend toujours d’être branchée. « Cela ne coûtera pas une somme importante, car les foyers de ce village ne sont pas dispersés », dira notre interlocuteur. Selon les propos de ce dernier, en 2003, une requête a été adressée aux autorités concernées pour exiger le raccordement de leurs foyers au gaz de ville, mais en vain. D’autres démarches similaires ont été entreprises après, sans qu’un résultat ne soit obtenu. Ce qui laisse, aujourd’hui, les villageois désemparés. Les habitants de M’laoua, qui ne savent plus à quelle porte frapper pour résoudre leur problème, souhaitent une solution qui mettra un terme à leur calvaire qui a, selon eux, trop duré. « La rareté de la bonbonne de gaz à longueur de la saison hivernale accentue davantage notre misère », conclu-t-il.
S. M.
