Tizi-Ouzou : Les acquéreurs des 265 logements LSP ont tenu un sit-in, hier, devant la wilaya – La DLEP et la DUC indexées

Les acquéreurs des 265+28 logements LSP de la cité Hammoutène de Tizi-Ouzou sont montés, une fois de plus, au créneau pour dénoncer « les retards qui caractérisent l’achèvement des travaux de leur lotissement. Les 265 familles ont assez d’être bernées par de fausses promesses et d’être ballottées entre promoteur indigne et une administration engluée dans la bureaucratie », lit-on dans une déclaration rendue publique. Ces acquéreurs ont tenu, durant la matinée d’hier, un sit-in devant le siège de la wilaya de Tizi-Ouzou pour exprimer leur ras-le-bol. Les rédacteurs du document précisent que les travaux du projet, lancé en 2004, n’ont commencé qu’en fin 2005 et par la suite, ils ont été arrêtés quelques mois plus tard pour une durée de trois ans. « Ce projet, lancé en 2004, ne cesse d’accuser des retards pour la réception définitive, et ce, à cause des contraintes parfois réelles mais souvent subjectives qui n’en finissent pas et qui ont fini par avoir raison de la patience des acquéreurs », indiquent-ils dans leur communiqué en poursuivant : « ces derniers, des pères de familles aux revenus modestes pour la plupart d’entre eux, ont vu en la formule LSP une aubaine pour enfin réaliser leur rêve d’acquérir un logement décent. Rêve qui s’est transformé en cauchemar au fil des années, tant le projet est passé par des péripéties sans fin ». Selon eux, les contrats notariés en 2008 font mention de la réception des logements pour le 31 décembre 2010. « Près de 3 ans après, nous nous retrouvons dans le flou total quant à la remise des clés, alors que les logements sont achevés à hauteur de 90%. De plus, la majorité d’entre nous a commencé le remboursement de leur crédit bancaire depuis plus de deux ans, sans pour autant jouir de leur bien. Cette situation est pour le moins scandaleuse », ont-ils écrit. Ils relatent, par ailleurs, que le promoteur « prétend avoir achevé les travaux et s’est désengagé du projet, laissant derrière lui une cité sans voies d’accès, sans réseaux d’AEP, sans électricité et gaz ». Les acquéreurs expliquent que ce promoteur n’aurait même pas daigné préparer les conditions essentielles, notamment décapage de terre et murs de soutènement. Pire encore, selon eux, ce promoteur rejette la responsabilité aux services de la wilaya. Le tout sans que ces derniers ne le rappelle à l’ordre. « L’attitude complaisante de la DLEP et de la DUC envers ce promoteur est, pour le moins, curieuse et suscite des interrogations. Car comment un projet de 265 logements sociaux où l’État est partie prenante accuse un tel retard sans susciter la réaction des services concernés qui prétendent n’avoir aucun pouvoir pour mettre en demeure ce promoteur pour honorer ses engagements », s’étonnent ils. Enfin, ils concluent leur document en précisant qu’au moment « où l’État déploie des efforts colossaux pour résorber la crise du logement, des énergumènes font tout pour torpiller ces efforts. Aussi, nous interpellons à travers cette déclaration les pouvoirs publics et nous les exhortons d’user de leur autorité pour mettre fin au calvaire de centaines de familles, et de prendre des mesures urgentes à même de permettre aux 293 familles d’avoir enfin un logement décent après dix ans d’attente et recommencer à nouveau à croire en leur pays ».

Samira Bouabdellah