«C’est la faute aux parents !»

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Comme à chaque rentrée scolaire, les parents se voient contraints de débourser des sommes d’argent importantes afin de s’assurer et d’être soulager quant aux résultats scolaire de leurs enfants. En effet, certains enseignants, une minorité bien sûr, offrent des cours de soutien à des prix qui donnent le tournis, et ce, en dehors des établissements scolaire, notamment dans des appartements, des caves ou des garages. Ces dernières années, le fléau du business des cours de soutien à domicile ne cesse de prendre de l’ampleur. Une voix officielle de la direction de l’éducation expliquera que malgré les efforts fournis sur le terrain, ladite direction a du mal à éradiquer et à mettre fin à cette nouvelle « mafia ». Joint par nos soins et interrogé à ce sujet, M. Lanak, secrétaire général de la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou, dira que : « Ces derniers temps, nombreux sont les élèves qui s’inscrivent à des cours de soutien scolaires à travers la wilaya de Tizi-Ouzou, malgré les prix qui ne cessent d’augmenter. Notre direction ne peut pas mettre fin à cette activité car ils sont juste une minorité à faire cela ! ». Notre interlocuteur ajoutera que « c’est la faute aux parents. Car pour s’assurer de l’avenir de leurs enfants, une chose que je ne pourrai leur reprocher, ils sont prêts à débourser des sommes considérables et peu importe les conditions dans lesquelles ils reçoivent ces cours de soutiens. Il est à signaler que, la plupart du temps, cela se passe dans des garages où des caves entres autres ». Selon lui, la direction de l’éducation a mis en place un nouveau programme qui permet aux enseignants, des différents cycles, d’assurer des cours de soutien aux élèves des différents établissements, tous les mardis après-midi. « Nous avons informé les enseignants, des différents établissements, qu’ils peuvent donner des cours de soutien chaque mardi après-midi. Cela est profitable aux élèves des différents niveaux. Mais, nous leurs avons demandé de se baser encore beaucoup plus sur les élèves qui prendront part aux examens de fin d’année, notamment le baccalauréat », assurera M. Lanak en poursuivant : « Ces enseignants seront payés pour leurs services. Les cours qu’ils donneront seront comptabilisés autant que des heures supplémentaires. Il est à rappeler, que ce programme a été lancé par le ministère à travers tout le pays ». Par ailleurs, un parent interrogé à ce sujet conclura en affirmant : « nous sommes conscients, qu’en premier lieu, l’erreur revient aux parents. Ils sont prêts à tout pour que leurs enfants décrochent les meilleures notes. Avant, il y avait des séances de rattrapage dans les écoles afin que les élèves puissent se rattraper. Alors qu’aujourd’hui, les parents refusent que leurs enfants y prennent part. J’ignore pourquoi ? Mais dépenser des millions par an ne les dérange guère ! Il faut dire, que d’une part c’est une fuite de responsabilité de la part des parents. Ils payent des cours à leurs enfants juste pour ne pas les faire, eux-mêmes, à la maison. Et d’une autre part, c’est également l’erreur des professeurs. Ils en profitent pour s’enrichir sur le dos de l’élève. Ils ne fournissent pas d’efforts en classes pour proposer ensuite des cours de soutiens à domicile. Je me demande est-ce un commerce légal ou une arnaque ? De plus, où est l’autorité de la direction de l’éducation dans tout cela ? ».

Samira Bouabdellah

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