Mais que se passe-t-il encore à la clinique Sbihi ? Le drame de la disparition de cinq femmes en l’espace de deux mois au début de l’année en cours est toujours dans les esprits, et voilà qu’un autre décès est signalé allongeant ainsi la liste des femmes décédées dans cette clinique. Et l’EHS Tassadit Sbihi de Tizi-Ouzou retrouve son étiquette de «Mouroir». En effet, l’établissement enregistre un énième décès d’une parturiente. Celui-ci est survenu vendredi dernier, à 5h du matin, a-t-on appris de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que la parturiente répond aux initiales DJ. H et est originaire de la ville de Tizi-Ouzou, mariée à Beni-Douala. Elle était âgée de seulement 32 ans. Une source hospitalière nous a indiqué que ladite parturiente a été évacuée aux urgences du CHU Nedir Mohamed, dans un état critique. «Elle a été admise au service des urgences où elle fut intubée et ventilée, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. La pauvre était dans un état critique. On ne pouvait rien faire pour elle», affirme la même source. Elle indiquera que lors de son admission, la parturiente avait eu un arrêt cardiaque. Mais grâce aux efforts de l’équipe des urgences du CHU Mohamed Nedir, elle a été récupérée suite à une tentative de réanimation qui n’aura pas duré. Une autre source proche du dossier relate que la malheureuse victime a été évacuée dans un état de mort apparente. «La parturiente est arrivée dans un état de choc sur inertie utérine avec hémorragie», affirme-elle. Certains bruits laisseraient entendre que les parturientes ne sont pas suivies après les actes opératoires qu’elles subissent au niveau de la clinique Sbihi. Par ailleurs, en matière de dysfonctionnements, la clinique maternelle Tassadit Sbihi de Tizi-Ouzou ne perd pas le podium ! La semaine dernière, une parturiente sur le point d’accoucher s’y est présentée au cours de la journée et a vécu un calvaire sur place, faute de médecin spécialiste, sachant que l’établissement compte cinq gynécologues. Selon ses proches, elle a failli perdre la vie, ainsi que celle de son bébé. Le fait n’est donc pas exceptionnel car ce n’est pas la première fois que l’établissement se retrouve sans médecin spécialiste, de jour comme de nuit. Car cet établissement enregistre toujours des soirées non gardées, selon des sources officielles. Mais où est donc la direction, y a-t-il un responsable pour faire régner l’ordre dans cet établissement ? Pourquoi les mêmes dysfonctionnements persistent-ils ? C’est l’unique clinique au niveau régional et elle se permet de rester sans garde ! De plus, la wilaya de Tizi-Ouzou vient d’avoir un nouveau directeur de la santé. Mais deux mois après son installation, il semblerait que la confusion règne toujours !
Samira Bouabdellah
