Les syndicats plaident pour une meilleure formation

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Le manque de formation chez les enseignants est l’un des principaux facteurs qui ont mené à la dégradation de la qualité de l’enseignement en Algérie, selon les syndicats du secteur. « L’enjeu ne consiste pas seulement à recruter un grand nombre d’enseignants, mais également à s’assurer de leurs aptitudes. Trop souvent, les enseignants sont insuffisamment qualifiés, mal rémunérés et destinés à un statut précaire », a noté le communiqué rendu public, hier, par le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST). Ce syndicat prendra part à la rencontre de l’UNESCO portant sur « la qualité de l’enseignement dans le monde », qui aura lieu le 4 du mois courant à Paris, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des enseignants. Le même document a, également, mis en exergue le déficit important en enseignants bien formés et bien soutenus, ce qui empêche de parvenir à améliorer réellement la qualité de l’éducation. De son côté le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, a estimé que le secteur de l’éducation nationale souffre d’un manque « flagrant » en matière de formation des enseignants, « il n’y a pas de formateurs pour former les formateurs », a-t-il dit. Il ajoutera que le secteur est encore loin des normes pédagogiques. « L’enseignement de qualité n’existe pas encore, le niveau reste toujours faible dans les matières scientifiques, notamment les mathématiques. Même chose et même constat pour les langues, y compris les deux langues nationales, l’Arabe et Tamazight », a précisé M. Achour. Ces dires ont été appuyés par le coordinateur national du CNAPEST, Nouar Larbi, qui déplore l’inexistence d’un programme de formation déterminé pour les enseignants, « qui ne bénéficient d’aucune formation de haute qualité ni de recyclage qui les aide à s’adapter aux nouvelles méthodes de l’enseignement », a-t-il noté avant d’ajouter que « les meilleurs enseignants comptent sur leurs propres moyens, puisqu’ils ne bénéficient d’aucun  soutien ». M. Larbi n’a pas manqué de mettre en cause le statut particulier qui décourage  les enseignants, « quand on les classe dans des postes en voie d’extinction, cela les empêche de se donner à fond dans leur travail et de développer leurs capacités », a-t-il précisé.

Samira Saïdj

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