JSM Béjaïa Le Franco-algérien succède à Noureddine Saâdi – Kamel Djabour nouvel entraîneur

Les dirigeants béjaouis, à leur tête le président du CA, Boualem Tiab, ont finalement jeté leur dévolu sur l’ex-coach de l’équipe nationale du Congo, le Franco-algérien Kamel Djabour (54 ans), pour succéder à Noureddine Saadi à la barre technique de la JSMB.

Cette annonce faite, hier, par le chargé de la communication du club sur les ondes de Radio Soummam, est venue ainsi mettre fin à toutes les spéculations qui entourent la nomination du nouveau coach des Vert et Rouge de Béjaïa, après une attente de près de deux semaines. Quoi qu’il en soit, les dirigeants Béjaouis, qui ont dû laisser tomber la piste Bouali pour les raisons que tout le monde connaît, n’ont, pour ainsi dire, pas du tout perdu leur temps en prenant leurs devants et en négociant avec l’ancien entraîneur adjoint de l’AJ Auxerre. Cela dit, Djabour, qui est attendu au courant de cette semaine dans la capitale des Hammadites pour officialiser sa venue à la JSMB, a tout conclu avec le boss Béjaoui. Et le moins que l’on puisse dire est que le défi qui attend le successeur de Saadi est loin d’être une simple sinécure, en ce sens que les coéquipiers de Brahim Zafour qui collectionnent les mauvaises performances depuis le coup d’envoi du championnat, n’ont toujours pas goûté aux délices d’un succès, après sept journées disputées jusque-là.

Il est à noter, enfin, que Kamel Djabour, qui avait pris les rênes de la sélection nationale du Congo ces deux dernières années, avait, par la même, croisé sur son chemin, lors du 2e tour préliminaire des éliminatoires de la coupe du monde, le Burkina Faso, adversaire de l’Algérie lors des barrages qualificatifs pour le mondial Brésilien. Sur ce, il a déclaré notamment, que cette équipe renferme des individualités de valeur, avec en sus une sacrée dose de fougue ayant toujours animé les finalistes malheureux de la dernière édition de la CAN, dans leur quête de décrocher une première qualification historique pour le prochain Mondial. Une façon comme une autre de mettre ses compatriotes en garde contre tout excès de confiance qui pourrait leur jouer un vilain tour.

L’équipe n’arrive toujours pas à gagner 

Décidément, les journées passent et se ressemblent pour les Vert et Rouge de la Soummam qui ont concédé dans la soirée d’avant-hier, leur septième contre-performance en autant de matchs joués depuis le début du présent exercice. Soit la quatrième de suite sur leurs terres, dont trois parités sur le même score (1-1) et une défaite par la plus petite des marges face au MCA (0-1). Ironie du sort (ou du sport), même les trois buts marqués à Béjaïa, face successivement au CABBA, à l’ASO et au MCEE, l’ont été sur penaltys transformés victorieusement par l’ex-défenseur du Stade Malien, Moussa Coulibaly, qui devient ainsi le baroudeur de son équipe avec trois réalisations à son actif. Ce qui renseigne, de fait, sur la fragilité du secteur offensif de la bande du coach par intérim, Abdelhamid Talah, qui éprouve toutes les peines du monde à solutionner son problème d’efficacité devant les bois adverses. Le fait est qu’en plus de mal se défendre, même at home, comme ce fut encore le cas face au MCEE, les attaquants Béjaouis créent rarement le danger dans le camp adverse. Et ce n’est pas le portier du Babya, Nassim Ousserir, qui nous contredira. Et ce n’est pas pour autant que les autres compartiments de l’équipe peuvent être exempts de tout reproche. Bien au contraire, le Babya qui a porté le danger à plusieurs reprises dans le camp Béjaoui, notamment en seconde période de jeu, aurait même pu rentrer avec la totalité du gain de la partie, n’était-ce un Sofiane Kacem des grands jours ayant sauvé les siens d’une débâcle certaine, annihilant tous les contres dangereux des attaquants Eulmis. Ceci lui avait  d’ailleurs valu un tonnerre d’applaudissements de la part  du public local pour son excellente prestation pendant toute la partie. Malheureusement, une hirondelle ne fait pas le printemps, comme le dit l’adage, car le bilan collectif est des plus chaotiques pour le club phare de la wilaya de Béjaïa qui s’enfonce dangereusement au fond de l’abîme avec cette avant-dernière place au classement pour quatre maigres unités récoltées sur les 21 possibles.

La sonnette d’alarme est déjà tirée

En somme, c’est le scénario de la saison 2003/2004 qui  resurgit dans l’esprit des inconditionnels du club qui en veulent encore terriblement à leur direction d’avoir raté selon, eux, son recrutement estival. Car, pour bon nombre d’entre eux, il sera difficile encore à leur équipe de relever la tête, à moins d’un miracle pour sauver encore sa peau d’une descente aux enfers qui se précise de journée en journée. Force est de reconnaitre enfin que le mal du club béjaoui ne se guérira pas avec un quelconque changement au niveau de la barre technique, car même après le départ de Noureddine Saadi, le cauchemar continue. Certes, un entraîneur, et quelles que soient ses compétences dans le domaine du football, reste cet éternel fusible qui sautera et qu’on changera à chaque fois qu’il s’agira de faire oublier une série de contre-performances, mais, malheureusement pour les Béjaouis, le bout du tunnel se fait toujours attendre.

Talah : «Ne baissons pas les bras !»

Malgré la déception due à cet énième faux-pas de son équipe à domicile, le driver par intérim de l’équipe première, M. Talah, entretient tout de même l’espoir de voir la JSMB sortir la tête de l’eau prochainement, en déclarant notamment en fin de partie : « Je pense que nous avons mal entamé la partie, même si nous avons essayé de nous ressaisir par la suite pour ouvrir notamment le score. Mais malheureusement, notre inefficacité devant, nous a porté un autre sérieux coup, malgré quelques changements opérés dans le but de secouer ce secteur. Ce qui nous a empêchés d’ajouter d’autres buts. D’ailleurs, je n’ai pas compris ce fléchissement de mon équipe en deuxième mi-temps, ce qui aurait pu nous coûter une défaite. Sur ce, je crois que ce score de parité est mieux que rien. Par conséquent, nous devons continuer à travailler au lieu de céder à un quelconque découragement qui pourrait être fatal à toute l’équipe».

B. Ouari